La France campe sur ses positions. Le CIO a dévoilé sa nouvelle politique relative aux tests de féminité fin mars, suscitant des réactions contrastées. Des critiques ont notamment été émises en France, où ces tests génétiques sont interdits. La ministre des Sports Marina Ferrari a confirmé son hostilité sur le plateau de France Info. « C’est un retour en arrière, certains s’en défendent mais c’est une réalité. Ces tests ont été abandonnés en 1999, précisément parce que la communauté scientifique remettaient en cause la pertinence de ces tests », souligne-t-elle.
« Je vois bien que l’on vise une certaine catégorie d’athlètes mais aujourd’hui, je pense avant tous à nos athlètes françaises. Je vous rappelle que les lois bioéthiques interdisent les tests génétiques en France (sauf à des fins médicales ou judiciaires). Nous sommes dans une impasse. On n’a eu aucune mesure de l’impact de ces tests : vous pouvez avoir des personnes intersexes qui ignorent qu’elles ont une anomalie génétique et qui vous le découvrir sur un test », alerte la ministre.
Elle a aussi soulevé la question du financement : « Ces tests, ils ont un coût de plusieurs centaines d’euros. Qui va payer ? Est-ce que c’est le CIO ? Je ne pense pas. Les fédérations internationales ? Je ne pense pas. Les fédérations nationales ? Je ne pense pas. L’État ? Je ne vais pas financer des choses qui sont illégales sur le territoire français. » Jeudi, le CNOSF indiquait dans un communiqué qu’il poursuivait « les échanges avec le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, et les fédérations concernées sur les nombreuses questions que pose la mise en application de ces tests ».

