Le Championnat du monde masculin de hockey sur glace a officiellement démarré vendredi, en Suisse. « Je dors mieux qu’avant les Jeux olympiques à Milan, ça c’est sûr », plaisante le président de la Fédération internationale (IIHF), Luc Tardif, à 20 Minutes. Le dirigeant a affiché sa confiance compte tenu des « beaux équipements » des deux villes hôtes, Fribourg et Zürich, et de leur « habitude d’organiser des compétitions de haut niveau ». Il se félicite aussi de la dynamique actuelle.
« Quand on organise des Jeux olympiques, on a plus de coûts, avec notamment les assurances et le niveau des infrastructures. Mais pour la promotion du hockey, c’est extraordinaire. Nous avions eu beaucoup de mal à convaincre la NHL de revenir, pour faire la publicité de notre sport et la leur. Dorénavant, ils ne sont plus à convaincre. Avec l’impact médiatique qu’il y a eu à Milan, maintenant, ils y ont goûté. Nous avons eu une réunion pour parler de 2030 et c’était une tout autre atmosphère qu’il y a un an et demi ! Le succès des derniers Jeux, le niveau du hockey là-bas… Ils ont vu l’impact que ça a eu. »
« Maintenant, entre les JO, la future Coupe du monde en 2028 qu’ils vont organiser – et ça c’est encore un autre sujet pour nous… –, on voit que les joueurs qui ont manqué le dernier tournoi olympique ont envie d’enfiler le maillot de leur pays pour ne pas être oubliés. Et puis il y a un vrai engouement, se réjouit Luc Tardif. J’ai regardé toutes les sélections et les Finlandais ont onze joueurs de NHL par exemple, alors qu’ils ont souvent un peu de mal à les convaincre. C’est la fin de saison, il y a des blessures… Et là, ça a un peu changé. C’est tout bénef pour nous. »

