
Photo : IOC/Christophe Moratal
La porte reste fermée. Kirsty Coventry a affirmé son opposition à l’idée de rémunérer les athlètes qui participent aux Jeux olympiques dans un entretien avec SportNation. Un débat avait été lancé, notamment par Sebastian Coe et World Athletics, qui avaient décidé d’attribuer des primes à Paris 2024. « Je viens d’un petit pays. Je viens d’un sport où les athlètes ne sont pas forcément très bien rémunérés, et je continue de penser qu’on ne devrait pas rémunérer les athlètes aux Jeux olympiques », insiste Coventry.
La dirigeante est favorable à d’autres moyens de soutenir les athlètes, notamment via les bourses de la Solidarité olympique. « Nous devrions trouver davantage de moyens d’avoir un impact direct sur les athlètes et de les aider concrètement dans leur parcours pour devenir Olympiens, pendant qu’ils sont Olympiens et au moment où ils cherchent à se réorienter vers une nouvelle carrière. (…) J’ai moi-même bénéficié d’une bourse de Solidarité Olympique ; sans cet argent, je ne suis pas sûr que j’aurais connu le même succès. Et j’en suis très reconnaissante. C’est pour cette raison que je souhaite que ce modèle de solidarité soit ressenti à travers tout le Mouvement. »
Elle prévient d’ailleurs que tout système de rémunération des athlètes altèrerait considérablement le financement de la Solidarité olympique : « Si l’ensemble du Mouvement souhaitait que nous changions, nous n’aurions pas autant de pays, pas autant de sports, et nous serions très exigeants sur ce à quoi cela ressemblerait. Je ne pense pas que ce soit ça, les Jeux olympiques ; je ne pense pas que le Mouvement olympique pense que ce soit ça, les Jeux olympiques, et nous devons donc faire avancer les choses, et nous devons le faire d’une manière authentique et d’une manière qui permette à tout le monde de réussir. »

