— Publié le 28 juillet 2026

Gianni Infantino reste sourd aux critiques

FIFA

Photo : FIFA.

La Coupe du monde 2026 est terminée, mais Gianni Infantino a encore des comptes à régler. Le président de la FIFA a suscité de vives critiques, auxquelles il a tenu à répondre dans un long message, publié sur ses réseaux sociaux (en désactivant les commentaires) ainsi que sur le site de l’organisation. Au-delà des critiques venues des supporters et des médias, l’ONG FairSquare a déposé une plainte auprès du CIO pour violation des règles de neutralité politique – il n’y aura pas de suites puisque l’instance a estimé qu’elle n’était pas compétente pour intervenir dans ce cas précis, même si Infantino est membre du CIO.

« Je regrette que vous soyez passés à côté de toute cette joie et de cette unité. Je regrette profondément que l’aveuglement provoqué par la haine et la critique systématique vous ait tenus à l’écart de cette immense fête. À ceux qui, plumes, stylos ou claviers à la main, distillent le ressentiment et les fausses rumeurs depuis leurs écrans, sachez une chose : pendant que vous restez en retrait, la FIFA est en première ligne. Nous organisons, nous travaillons sans relâche et nous offrons le plus grand spectacle de la planète. (…) Là où vous divisez, nous unissons », écrit-il, visiblement amer.

« Sept millions de personnes originaires de plus de 200 pays ont pu vivre la compétition à travers 16 villes hôtes et autant de stades fantastiques : zéro incident, zéro hostilité, zéro violence, juste de la joie, des émotions, du bonheur, de l’unité et de la fraternité. (…) Des milliards de personnes à travers le monde ont suivi la Coupe du monde de la FIFA depuis chez elles, partageant des moments d’amour pour le jeu avec leurs amis et leur famille. (…) Chaque ville était noire de supporters venus des quatre coins du monde. Pendant qu’ils célébraient, vous étiez occupés à semer les graines de la haine », lâche-t-il.

« Pendant que vous propagiez la haine, nous travaillions sans relâche pour unir deux pays en guerre. L’Iran est entré aux États-Unis sans le moindre incident ni conflit, souligne Infantino, en occultant le déménagement du camp de base iranien au Mexique, alors qu’il était prévu qu’en Arizona. Vous pointez du doigt les rares personnes qui se sont vu refuser un visa, en occultant les millions d’autres venues des quatre coins du globe qui s’en sont vu remettre un. (…) À ceux qui consacrent leur temps et leur énergie à nous haïr, de grâce, prenez un instant pour réfléchir, méditer, prier, ou tout simplement pour regarder un match de football. Observez vraiment les visages, les regards, les émotions. Car seul notre beau sport est capable d’offrir un spectacle aussi extraordinaire, où tous ne font plus qu’un et se reconnectent à leur humanité. »