Il y a trois ans, les Jeux du Commonwealth faisaient face au vide. L’Australie venait de renoncer à organiser l’édition 2026, au motif que l’événement coûterait trop cher. La Fédération des Jeux du Commonwealth (CGF) a toutefois se rebondir, avec le soutien de Glasgow, qui s’apprête à organiser une édition assurément à part, à partir de jeudi, jusqu’au 2 août.
Un programme sur mesure et historiquement inclusif
Dos au mur, la CGF a fait évoluer le cadre d’organisation pour donner plus de flexibilité au pays hôte. Le mot d’ordre : favoriser l’innovation et réduire les coûts. Glasgow 2026 a ainsi pu définir un programme des sports totalement révolutionnaire par rapport aux éditions précédentes. Les organisateurs se concentreront sur dix sports (deux fois moins qu’en 2022), répartis sur quatre sites déjà existants : l’athlétisme, le basket 3×3, la boxe, la gymnastique, la natation, le boulingrin, le judo, le netball, le cyclisme sur piste et l’haltérophilie. Exit le badminton, le cyclisme sur route, le beach-volley, le hockey sur gazon, la lutte, le rugby à VII, le squash, le tennis de table ou encore le triathlon.
Les organisateurs ont décidé d’appuyer sur deux sports majeurs au sein du Commonwealth : le cyclisme sur piste (26 compétitions) et surtout la natation (56 compétitions), qui seront représentés comme jamais lors de ces Jeux. Glasgow 2026 verra également le retour du mythique mile en athlétisme, et mettra surtout l’accent sur le para sport d’une manière inédite. Avec 47 événements offrant des médailles dans six sports différents (athlétisme, basket 3×3 en fauteuil, natation, boulingrin, cyclisme sur piste et force athlétique), les Jeux 2026 proposeront le programme de para sport le plus riche de l’histoire de l’événement.
« Glasgow 2026 sera un pont vers les Jeux de demain – une première étape importante dans notre voyage pour réimaginer et redéfinir les Jeux en tant que modèle véritablement collaboratif, flexible et durable pour l’avenir des grands événements. Nous sommes convaincus que l’exemple de Glasgow permettra d’accroître le nombre de pays capables d’accueillir les Jeux dans les décennies à venir », se réjouit Katie Sadleir, directrice générale de Commonwealth Sport. L’édition 2030, celle du centenaire, a d’ores et déjà été attribuée à l’Inde. Le Nigeria et la Nouvelle-Zélande ont manifesté un intérêt qui pourrait en faire des candidats légitimes aux Jeux 2034. Les Jeux du Commonwealth sont bien vivants, et Glasgow va s’attacher à le rappeler jusqu’au 2 août.

