Le MMA a le vent en poupe. Au point de se faire une place dans le Mouvement olympique ? Les prochains jours verront ce sport de combat apparaître pour la première fois aux Jeux asiatiques d’Aichi-Nagoya. 59 athlètes de 23 CNO combattront dimanche, lundi et mardi, à Nagoya, pour les six titres mis en jeu. Au programme : quatre catégories chez les hommes (-60kg et -71kg en MMA moderne, -65kg et -77kg en MMA traditionnel), deux chez les femmes (-54kg en MMA moderne, -60kg en MMA traditionnel). L’occasion, pour la Fédération internationale des arts martiaux mixtes (FIMMA), de « démontrer que le MMA peut apporter une contribution majeure à un grand événement multisports », et ainsi renforcer ses arguments pour intégrer « d’autres Jeux continentaux », voire les JO.
Deux variantes du MMA, mais sans cage
Le paysage du MMA est éclaté, c’est un euphémisme, entre la FIMMA (créée fin 2025), l’IMMAF (fondée en 2012) et la GAMMA (fondée en 2018). La plus jeune des trois organisations doit logiquement jouer des coudes pour se faire une place. Elle se fraye un chemin par l’intermédiaire de l’Asie, où les obstacles sont moins nombreux : de nombreux dirigeants de la FIMMA sont aussi en poste au sein de l’Association asiatique de MMA (AMMA), ce qui a facilité l’intégration du MMA au programme des Jeux asiatiques, et précédemment des Jeux asiatiques de la jeunesse, à Bahreïn, en octobre 2025.
Ces Jeux asiatiques de la jeunesse ont marqué « une étape importante pour le MMA », confie Gordon Tang, le président de la FIMMA et de l’AMMA, à Francs Jeux. « Le MMA est l’un des sports connaissant la plus forte croissance chez les jeunes, et les Jeux asiatiques de la jeunesse ont constitué une tribune idéale pour mettre en avant les valeurs que notre sport promeut : la discipline, le respect, la maîtrise de soi et l’excellence. Le succès des Jeux asiatiques de la jeunesse renforce également notre conviction que le MMA a toute sa place dans les programmes de jeux multisports. »
43 sports. One celebration.
— Olympic Council of Asia (@AsianGamesOCA) September 3, 2026
From the pool to the field, and now to the surf, court and ring, athletes across Asia are ready to make their mark at the 20th Asian Games Aichi–Nagoya 2026. pic.twitter.com/rKpxyftEF1
Le programme propose deux variantes, du MMA moderne et du MMA traditionnel. « Le MMA moderne met davantage l’accent sur les frappes, avec un règlement qui encourage les échanges debout parallèlement au combat au sol. Le MMA traditionnel met davantage l’accent sur le combat au sol, notamment le contrôle de position et les techniques de soumission, les frappes étant plus limitées », explique Gordon Tang. Pas de cage ou de ring, mais un tapis délimité par des lignes, l’Association asiatique de MMA souhaitant « renforcer la sécurité, l’accessibilité et l’intégration du MMA au sein de l’environnement multisports international ».
Aichi-Nagoya 2026 est l’occasion de marquer des points aux yeux des observateurs internationaux. « La FIMMA mène des discussions constructives avec les Comités olympiques européens concernant le développement futur du MMA au sein du paysage multisports européen, nous confirme Gordon Tang, alors que Spyros Capralos avait répondu présent lors de la réunion fondatrice de la FIMMA l’an passé. Notre vision à long terme est claire : faire du MMA un sport reconnu au sein du programme olympique. Son intégration dans les Jeux continentaux représente une étape importante dans cette démarche. »

