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— Publié le 17 avril 2020

Le CIO veut mettre les Jeux de Tokyo au régime sec

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L’austérité n’a jamais été très en vogue au CIO. L’institution olympique a toujours préféré l’abondance. Elle en a les moyens. Mais les temps changent.

John Coates, le président de la commission de coordination des Jeux de Tokyo 2020, l’a martelé jeudi 16 avril sans trahir le moindre signe de lassitude : le prochain événement olympique devra se serrer la ceinture. Les Jeux seront mis au régime sec. Le mot d’ordre : tailler dans le gras pour éponger les surcoûts du report à l’été 2021.

A Tokyo comme à Lausanne, les esprits les plus pratiques ont été rassemblés dans un groupe de travail. Le CIO a donné au sien un nom plein d’entrain, « Here we go », traduit en Suisse par « C’est parti ». Les Japonais, plus classiques, ont choisi de l’appeler « New Launch », soit un très sobre « Nouveau départ ».

Le CIO l’a expliqué jeudi 16 avril au terme de la revue de projet des Jeux de Tokyo, la première du genre en visioconférence (photo ci-dessus), organisée plus tôt dans la journée : un comité de pilotage supervisera désormais le complexe processus de report des Jeux de 2020. Il sera dirigé par John Coates et par Yoshiro Mori, le président du comité d’organisation des Jeux de Tokyo. Toshiro Muto, le directeur général de Tokyo 2020, et Christophe Dubi, le directeur exécutif des Jeux au CIO, en feront également partie.

Sa priorité : les coûts. Le comité de pilotage devra lister tous les secteurs, a priori nombreux, où rogner sur les dépenses. Pas simple. Mais John Coates a dévoilé quelques pistes, jeudi, au terme de la revue de projet. Elles tiennent en une formule : éliminer le superflu pour se contenter de l’indispensable.

Comment ? « Est-il vraiment nécessaire de débloquer de tels budgets pour l’accueil des partenaires, des diffuseurs et des comités olympiques », a suggéré l’Australien. John Coates s’est voulu rassurant, en précisant que les services aux athlètes ne seraient pas touchés. Le village olympique et les sites de compétition, notamment, n’auront pas à subir la moindre cure d’amaigrissement.

En revanche, ses propos laissent envisager une approche nettement plus modeste, voire minimaliste, de l’offre d’hospitalité proposée à la famille olympique. « Nous allons analyser tous les domaines les moins indispensables, pour trouver toutes les possibilités non seulement de réduire les coûts, mais aussi de déterminer dès maintenant la façon dont les futurs Jeux olympiques pourraient être abordés », a expliqué John Coates.

Pour le reste, Tokyo et Lausanne donnent rendez-vous dans les semaines ou les mois à venir. Le travail se poursuit, mais les décisions ne sont pas pour tout de suite, ont laissé entendre les deux parties au terme de cette première revue de projet de l’après report des Jeux.

Yoshiro Mori, le président du comité d’organisation, a assuré que les discussions étaient en cours avec les opérateurs, publics et privés, des 43 sites appelés à accueillir les Jeux. Dans le cas du village des athlètes, elles concernent 11 entreprises différentes.

John Coates a assuré de son côté, au nom du CIO, que l’institution olympique allait verser aux fédérations internationales « plusieurs centaines de millions de dollars » en aide d’urgence pour les aider à traverser le crise sanitaire sans avoir à fermer boutique. « Nous n’allons certainement pas rester les bras croisés à les voir s’effondrer les unes après les autres », a suggéré le dirigeant australien.

Une nouvelle feuille de route pour les Jeux de Tokyo sera dévoilée au mois de mai.