Le suspense touche à sa fin. Le comité d’organisation des Alpes françaises 2030 a levé le voile sur l’identité du prochain directeur général : l’élu se nomme Vincent Roberti, préfet du Tarn-et-Garonne. Le président du COJOP Edgar Grospiron proposera sa désignation lors de la réunion du bureau exécutif le 11 mai. Pas de Jean-François Vilotte, donc, pourtant cité comme le grand favori depuis plusieurs semaines.
Grospiron a « beaucoup hésité »
Selon le communiqué du COJOP, « trois profils aux expertises et parcours différents ont été présélectionnés et rencontrés par les parties prenantes dans le cadre d’un comité de recrutement dédié ». Edgar Grospiron a échangé avec ces trois candidats, avant de porter son choix sur Vincent Roberti. « J’hésitais beaucoup, parce que j’avais deux très bons profils », reconnaît Grospiron dans L’Equipe, faisant allusion à Jean-François Vilotte. « Je n’étais pas candidat, on m’a proposé le poste et je l’ai étudié. J’ai décidé de ne pas donner suite pour faire le choix positif de rester auprès de la FFF et de son président », a confié l’intéressé à l’AFP.
Préfet du Tarn-et-Garonne depuis 2023, « ingénieur de formation, ancien directeur général de grandes collectivités territoriales et ancien directeur d’administration centrale », Vincent Roberti « présente un parcours de grande qualité, marqué par la conduite de projets complexes, la transformation d’organisations de grande ampleur et la gestion d’environnements institutionnels sensibles », souligne le COJOP, « convaincu » qu’il a identifié « la personnalité idéale pour mener à bien la livraison des Jeux olympiques et paralympiques Alpes Françaises 2030 ».
Une mission « difficile »
Une dernière étape reste à franchir pour qu’il entre officiellement en fonction : l’approbation des membres du bureau exécutif, qui ne devrait pas poser de problème. « Je trouve Vincent Roberti très motivé, très engagé dans ce projet. Si je le cite, c’est “un homme de défi”. C’est vrai que je l’ai senti dans les différents échanges qu’on a pu avoir, quelqu’un de très très motivé par ce défi, insiste Grospiron. Il a tout à fait conscience que c’est une mission difficile. Mais il a déjà su démontrer par le passé qu’il était capable d’organiser des équipes et de les mettre en ordre de bataille pour des missions difficiles, contraintes dans le temps, avec une attention également très haute, très particulière des budgets. Ça correspond à nos enjeux. »
Michel Cadot, qui assure l’intérim depuis le mois de mars, retrouvera quant à lui le comité d’audit une fois le nouveau DG officiellement installé. Vincent Roberti plongera vite dans le grand bain avec des sujets chauds à faire avancer, notamment le choix du site du hockey sur glace masculin.

