C’est officiel : le comité d’organisation des Alpes françaises 2030 a proposé le ski-alpinisme comme sport additionnel. Le COJOP espère que le CIO accepte, en plus du sprint et du relais mixte, déjà présents en février à Milan-Cortina, d’intégrer l’individuelle. Un format de compétition plus long, plus conforme à la tradition de la discipline, qui est réclamé par les athlètes et la Fédération internationale (ISMF).
« Le ski-alpinisme s’inscrit pleinement dans l’identité des Jeux d’hiver », justifie le COJOP dans un communiqué, en soulignant sa longue tradition, son « essor remarquable » et son incarnation d’une « relation à la montagne fondée sur l’autonomie, l’engagement et la sobriété ». Les épreuves de ski-alpinisme auraient lieu dans le Briançonnais, ce qui permettrait à la région Sud d’étoffer un peu plus son programme, considérablement allégé par le déménagement du pôle glace.
« Le ski-alpinisme raconte tout ce que sont les Alpes : l’effort, la nature, l’engagement et le dépassement de soi, explique Edgar Grospiron. Avec Alpes 2030, nous voulons lui permettre de conquérir de nouveaux sommets olympiques en proposant la forme la plus complète et la plus authentique de cette discipline. Nous avons également la chance, en France, de pouvoir compter sur des athlètes parmi les meilleurs au monde. Ce sont des ambassadeurs exceptionnels du ski-alpinisme, qui incarnent les valeurs de ce sport et contribuent chaque jour à le faire connaître auprès du grand public et des nouvelles générations. » Le comité exécutif du CIO étudiera cette proposition d’ici la fin du mois.

