— Publié le 8 juillet 2026

Combiné nordique, freeride, synchro9 : le CIO tranche dans le vif

Alpes françaises 2030 Focus

Le programme des Alpes françaises 2030 est désormais fixé. Mardi, le CIO a validé sa version définitive. Trois disciplines et 16 épreuves ont été ajoutées dans le but de « renforcer l’égalité entre les genres, l’innovation et l’intérêt des jeunes ». Et comme on pouvait s’y attendre, il y aura des heureux, et des malheureux.

Le freeride IN, le combiné OUT

Le plus gros du chantier concerne la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS). Elle conserve le slalom géant parallèle en snowboard, qui était ouvertement menacé, grâce à « une progression significative » depuis Pékin 2022 sur plusieurs indicateurs de popularité. Le combiné nordique, lui, ne passe pas le cut et sort du programme. Un coup de tonnerre pour l’un des sports historiques des JO d’hiver. « Lors des derniers Jeux olympiques d’hiver, cette discipline occupait la dernière place dans 11 des 14 indicateurs de popularité évalués, explique le CIO. Par ailleurs, cette discipline se heurte encore à des obstacles en matière d’universalité et de participation aux Jeux olympiques. Seuls cinq CNO ont remporté des médailles en combiné nordique au cours des quatre dernières éditions des Jeux olympiques d’hiver. »

La FIS pourra en revanche se féliciter de l’arrivée du freeride en ski et en snowboard, du ski cross par équipes mixtes, du snowboard parallèle par équipes mixtes et du « super team » femmes en saut à ski. « Le freeride a connu une croissance internationale fulgurante, grâce à un public jeune et passionné et à des compétitions spectaculaires. Il se dispute en pleine nature, ce qui réduit au minimum son impact sur les Jeux », justifie le CIO.

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L’Union internationale de patinage fait partie des gagnantes de ce chamboule-tout. Son nouveau format de patinage artistique synchro9 fera ses débuts olympiques dans quatre ans, récompensant la stratégie de l’ISU. « Un élément clé pour parvenir à une parité femmes-hommes », souligne le CIO. En patinage de vitesse, un sprint par équipes est aussi ajouté, chez les hommes et chez les femmes.

L’Union internationale de biathlon (IBU) gratte une épreuve supplémentaire avec l’intégration du relais mixte simple. Le format figure aux Championnats du monde depuis 2019 et a l’avantage de répondre aux nouveaux codes : il est mixte (un homme et une femme dans chaque équipe) et dynamique, puisque la course dure environ 35 minutes. Comme prévu, le ski-alpinisme sera représenté avec le sprint, l’individuelle et le relais mixte.

La finalisation du programme et des quotas permet déjà d’affirmer que cette édition sera la première des Jeux d’hiver à atteindre la parité. 3.046 athlètes sont attendus en France (et aux Pays-Bas) : 1.525 femmes et 1.521 hommes. « C’est une avancée majeure qui témoigne de l’évolution du sport et de sa capacité à mieux représenter les talents et les ambitions de toutes les athlètes et de tous les athlètes, s’enthousiasme le président du COJOP Edgar Grospiron. Le programme sportif retenu reflète également la capacité des Jeux à se renouveler tout en restant fidèles à leur ADN. L’arrivée du freeride et du patinage artistique synchronisé illustrent cette volonté d’ouvrir les Jeux à de nouvelles pratiques et à de nouveaux publics. Dans les Alpes françaises, ces disciplines trouveront un terrain d’expression exceptionnel. »