— Publié le 30 juin 2026

La carte des sites validée avec la promesse d'une « expérience renforcée pour tous les acteurs »

Alpes françaises 2030 Focus

Les feux passent au vert, les uns après les autres. Après une Session du CIO fructueuse, qui a permis de valider la présence du ski-alpinisme au programme, le conseil d’administration des Alpes françaises 2030 a validé la carte des sites des prochains Jeux olympiques et paralympiques d’hiver lundi. Le grand enseignement : tous les lieux de compétition seront à moins de trois heures de Lyon (hormis Heerenveen, qui accueillera le patinage de vitesse).

Trois sites dans la métropole lyonnaise, le village des athlètes encore inconnu

Comme attendu, ces Jeux seront répartis sur quatre pôles : la Métropole de Lyon, la Haute-Savoie (Le Grand-Bornand, La Clusaz), la Savoie (La Plagne, Val d’Isère, Courchevel) et le Briançonnais (Serre-Chevalier, Montgenèvre). La carte présentée lundi confirme les sites lyonnais : le hockey sur glace aura lieu à la LDLC Arena ainsi qu’au Parc des Expositions de Chassieu. Sous réserve de validation des FI, une patinoire sera aussi installée à la Halle Tony Garnier, qui accueillera le patinage artistique, le curling et le short-track. Les épreuves paralympiques seront quant à elles dispatchées entre le Parc des Expositions de Chassieu, La Clusaz et Courchevel. « Une carte des sites compacte, avec une expérience olympique et paralympique renforcée pour tous les acteurs (athlètes, partenaires, médias…) », souligne le COJOP dans son communiqué. La présidente du CNOSF Amélie Oudéa-Castéra a salué « une avancée majeure » et se félicite de voir que « des étapes importantes sont en train d’être franchies ».

Deux inconnues demeurent. La première : le lieu d’hébergement des athlètes dont les épreuves auront lieu à Lyon. Plusieurs options sont sur la table : le quartier de Confluence, celui de Gerland, ainsi que des communes limitrophes comme Oullins-Pierre-Bénite, Bron ou Décines. Aucune décision n’est attendue avant la rentrée. Autre point d’interrogation : les emplacements des cérémonies d’ouverture et de clôture. Le Groupama Stadium est évoqué, avec l’avantage d’une grosse billetterie (59.000 places), tout comme le lac de Serre-Ponçon (Hautes-Alpes), qui permettrait de rééquilibrer (un peu) la balance territoriale entre les deux régions. Renaud Muselier a aussi déclaré qu’il allait travailler sur la piste de Marseille et du Stade Vélodrome, avec l’idée de faire un clin d’œil à l’arrivée de la flamme dans la cité phocéenne en 2024.

« Alpes 2030 avance avec méthode, humblement »

Ces derniers jours, le COJOP a remporté une victoire significative avec le feu vert de la Session du CIO pour le ski-alpinisme, renforcé par l’ajout de l’individuelle. Après le « non » ferme reçu pour le cyclo-cross et le trail, cette fois, la vision d’Edgar Grospiron a su convaincre. « Le ski-alpinisme est chez lui dans les Alpes. Son intégration au programme d’Alpes 2030 est une formidable reconnaissance pour ce sport et pour tous ceux qui le font vivre, saluait le président du COJOP. Je remercie les membres du CIO pour leur confiance. Cette décision traduit parfaitement notre ambition : proposer des Jeux profondément ancrés dans leur territoire, ouverts aux évolutions des sports d’hiver et tournés vers l’avenir. »

« C’est vraiment ce qu’il fallait, a réagi Thibault Anselmet, double médaillé en février. L’arrivée de l’individuelle, une épreuve composée de plusieurs montées et descentes hors-piste sur environ 1h30, va permettre de représenter pleinement les différentes spécialités de notre sport. L’individuelle est l’épreuve emblématique du ski-alpinisme. Je remercie vivement le COJOP, Edgar Grospiron et notre Fédération française d’avoir œuvré dans ce sens. » Le programme complet sera entériné en juillet. Principaux enjeux : le maintien du combiné nordique et du slalom géant parallèle de snowboard, ainsi que la possible arrivée du freeride.

Les annonces des premiers partenaires sont aussi attendues d’ici peu, afin de commencer à avancer vers l’objectif de 590 millions d’euros. « Ces derniers mois n’ont pas été simples, a reconnu Edgar Grospiron lors de la Session du CIO. Nous avons évolué dans un monde rempli d’obstacles. Nous devons désormais nous projeter dans la bonne direction avec un cadre clair, des décisions lisibles, des engagements tenus. Alpes 2030 avance avec méthode, humblement, avec détermination, et avec cette volonté de construire des Jeux fidèles aux Alpes et à ce que doivent être les Jeux de demain. »