— Publié le 2 mars 2026

Investir dans le sport féminin, « une nécessité stratégique » pour les FI

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L’agence Redtorch a dévoilé son nouveau rapport SportOnSocial Global Sports Properties, qui se base sur les données de recherche Internet pour comparer les dynamiques des entités sportives. Tout en haut du classement, la WNBA enregistre la plus grosse croissance (+140%), devant le Championnat du monde d’endurance de la FIA (+108%) et l’Ultimate Tennis Showdown (+106%), événement lancé en 2020.

Parmi les 67 entités répertoriées, 44 enregistrent une croissance. Roland Garros (+25%), la Formule 1 (+21%), la NHL (+12%) et le Tour de France (+7%) en font partie. Les compétitions nord-américaines se distinguent tout particulièrement avec la présence de la WNBA, de la NWSL, de la MLS, de l’US Open de Golf, de la WWE, de l’US Open de tennis ou encore de la NCAA dans le top 20. Le football est représenté cinq fois dans le top 15, et le tennis sept fois dans le top 25. À l’inverse, le championnat de MotoGP connaît une baisse de 1% et la NBA de 2%. La chute est plus sévère pour les X Games (-14%), la puissante Premier League (-16%), la Ligue 1 (-27%), la Serie A (-28%) ou la Formule E (-29%).

Les entités féminines réalisent une percée impressionnante : elles sont cinq dans le top 10. « Pour les détenteurs de droits, le sport féminin représente l’une des opportunités d’investissement à long terme les plus évidentes dans le sport mondial, souligne le rapport. Pour les fédérations sportives olympiques, les compétitions féminines ne sont plus des produits secondaires ou en développement, mais des moteurs essentiels de la pertinence, de la participation et de la valeur commerciale futures. Investir dans les parcours, la visibilité et la narration des femmes n’est plus un choix dicté par des valeurs, mais une nécessité stratégique. »

D’autres enseignements sont mis en évidence. « La santé à long terme d’une marque dépend de systèmes qui survivent aux carrières individuelles, aux blessures ou aux retraites. Les sports olympiques qui fondent leur pertinence sur des noms de stars sont soumis à une forte volatilité ; ceux qui développent des univers narratifs et des rivalités plus larges sont plus résistants dans le temps », expliquent les auteurs.

Par ailleurs, « de nombreux sports olympiques dépendent encore fortement des moments forts tels que les Championnats du monde ou les Jeux olympiques. Cependant, l’attention s’estompe souvent une fois ces événements terminés. Les sports qui obtiennent les meilleurs résultats tout au long de l’année sont ceux qui vont au-delà de la simple compétition, en reliant leurs disciplines aux cultures plus larges qu’ils représentent. Pour les fédérations internationales, cela crée une opportunité de construire des récits plus forts et permanents, pour attirer les gens vers le sport et les amener progressivement à s’engager davantage dans la compétition. »