— Publié le 24 février 2026

Les Alpes françaises 2030 reprennent le flambeau

Alpes françaises 2030Milan-Cortina 2026 Focus

La passation du drapeau olympique est toujours un moment fort de la cérémonie de clôture des Jeux. Dimanche, dans les arènes de Vérone, pas de Tom Cruise ni de cascades hollywoodiennes, mais de la sobriété et un enthousiasme certain, bien visible sur les visages des présidents des régions, Fabrice Pannecoucke et Renaud Muselier. La ferveur était encore de mise lundi soir, au parc olympique d’Albertville, pour le retour de la délégation et du drapeau olympique. Désormais, place au travail et à la réflexion, assurément nourrie par l’expérience de Milan-Cortina 2026.

La délicate gestion des distances

Le comité d’organisation des Alpes françaises 2030 a pu participer au programme des observateurs du CIO pendant la quinzaine italienne. Une occasion en or de voir la réalité du terrain sous différents angles, d’apprendre et d’affiner la vision des prochains Jeux d’hiver. Organiser un événement de cette ampleur n’est pas chose aisée, encore moins quand il repose sur un territoire aussi large. L’édition de Milan-Cortina 2026, à cheval sur la Lombardie, le Trentin-Haut-Adige et la Vénétie, constituait donc « un laboratoire » pour Edgar Grospiron, qui a consacré 80% de son temps à « des sujets stratégiques, pour obtenir des informations, avancées ou décisions » de la part du CIO, des FI et des CNO, mais aussi échanger avec des élus et des partenaires potentiels.

« Le sujet intéressant, c’est de gérer les distances : Nice est à sept heures de route du Grand-Bornand, comme entre Cortina, Bormio et Milan. On va regarder comment les populations des JO vont bouger, et comment le COJOP de Milan organise ses interactions avec Rome et le gouvernement », détaillait-il à Ouest-France. Se nourrir de ces Jeux italiens sera aussi utile pour « mieux comprendre le succès de leur billetterie, qui a eu du mal à démarrer et puis qui aujourd’hui s’avère une vraie réussite », expliquait Grospiron en janvier.

« Livrer des Jeux qui génèrent des émotions et des sensations »

Présent avec une quarantaine de personnes, le président du COJOP a écumé les sites de compétition. À Predazzo, il a par exemple scruté « les tribunes, les espaces de catering, la ski room dédiée à la préparation du matériel, ainsi que les cabines des commentateurs ». Une immersion concrète dans l’organisation opérationnelle des Jeux. « On a appris beaucoup de choses sur l’expérience des athlètes, l’organisation du village, la cérémonie d’ouverture », nous confirme Renaud Muselier, président de la région PACA.

La célébration des athlètes lundi soir a permis d’associer le public français – plus de 6.000 personnes présentes – et de donner le coup d’envoi festif de cette Olympiade. « On sait que le temps est compté, mais on sait qu’on peut faire des Jeux à la hauteur des ambitions et de la vision qui est la nôtre, positivait Grospiron dimanche à Milan. On a une collaboration avec le CIO mais également les FI, les CNO, qui est extrêmement productive. En France, on a la chance de pouvoir bénéficier de beaucoup d’expertise des Jeux de Paris. On a également la chance d’avoir des sites qui savent faire. Cet ensemble nous permet d’être focalisé sur l’objectif de livrer des Jeux spectaculaires, qui génèrent des émotions et des sensations. » Le programme d’observation n’est pas encore terminé, le COJOP comptant encore « tirer les leçons des Jeux paralympiques » en mars.