L’Inde doit faire mieux. Candidate à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2036, elle a lancé plusieurs chantiers pour se rapprocher des meilleurs standards internationaux : en matière de performance de ses athlètes, en matière d’infrastructures, mais aussi en matière de lutte antidopage.
Des progrès notables ont été réalisés puisque le nombre de contrôles a doublé entre 2019 et 2025. Dans le même temps, les résultats anormaux ont diminué, passant de 5,6 % en 2019 à moins de 2 % actuellement. Un bon point de départ, mais le ministre des Sports Mansukh Mandaviya compte aller plus loin. Il a évoqué cette « menace du dopage » en marge de la visite du président de l’AMA, Witold Banka, à New Delhi et envoyé un message fort : « La réglementation ne suffit pas. »
Pleased to meet with Dr. Mansukh Mandaviya, Minister of Youth Affairs and Sports and Minister of Labour and Employment of India. We discussed advancing anti-doping efforts and strengthening the integrity of sport in India, including the importance of sustained progress and… pic.twitter.com/mk0sb0QNT7
— Witold Bańka (@WitoldBanka) April 15, 2026
C’est pourquoi le gouvernement va porter un amendement destiné à criminaliser l’implication dans le trafic de substances interdites, dont font partie les produits dopants. Une manière de sévir et de dissuader, autant les athlètes que leur entourage. Cet amendement sera examiné dans les prochains mois. Sur X, Witold Banka a déclaré avoir eu « des discussions approfondies sur la nécessité de renforcer les systèmes antidopage, de relever les défis persistants et d’assurer une protection crédible de l’intégrité du sport en Inde » avec les autorités locales.

