— Publié le 20 avril 2026

L'Inde durcit le ton en matière de lutte antidopage

Antidopage

L’Inde doit faire mieux. Candidate à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2036, elle a lancé plusieurs chantiers pour se rapprocher des meilleurs standards internationaux : en matière de performance de ses athlètes, en matière d’infrastructures, mais aussi en matière de lutte antidopage.

Des progrès notables ont été réalisés puisque le nombre de contrôles a doublé entre 2019 et 2025. Dans le même temps, les résultats anormaux ont diminué, passant de 5,6 % en 2019 à moins de 2 % actuellement. Un bon point de départ, mais le ministre des Sports Mansukh Mandaviya compte aller plus loin. Il a évoqué cette « menace du dopage » en marge de la visite du président de l’AMA, Witold Banka, à New Delhi et envoyé un message fort : « La réglementation ne suffit pas. »

C’est pourquoi le gouvernement va porter un amendement destiné à criminaliser l’implication dans le trafic de substances interdites, dont font partie les produits dopants. Une manière de sévir et de dissuader, autant les athlètes que leur entourage. Cet amendement sera examiné dans les prochains mois. Sur X, Witold Banka a déclaré avoir eu « des discussions approfondies sur la nécessité de renforcer les systèmes antidopage, de relever les défis persistants et d’assurer une protection crédible de l’intégrité du sport en Inde » avec les autorités locales.