— Publié le 13 juillet 2026

Le CNOSF inquiet du risque d’instrumentalisation « politique, militaire ou propagandiste »

Russie

La commission exécutive du CIO a annoncé la levée provisoire de la suspension du Comité olympique russe. Le CNOSF a exprimé une certaine inquiétude dans un communiqué. S’il reconnaît l’importance « de préserver le droit fondamental des athlètes à concourir », il rappelle que « la Charte olympique prévoit que les Comités Nationaux Olympiques ne fondent pas la sélection des athlètes sur leurs seules performances sportives, mais également sur leur aptitude à incarner, défendre et promouvoir, par le sport, une société pacifique ». Ce qui pose question alors que la guerre se poursuit.

« Comment attendre du CNO russe qu’il soit garant de l’exigence, inscrite dans la Charte olympique, de sélectionner des sportifs appelés à être des modèles au service des valeurs de paix portées par le mouvement olympique ? Nous demeurons convaincus que toute participation d’athlètes russes ou biélorusses, même sous bannière neutre, doit faire l’objet d’un suivi particulièrement rigoureux afin d’éviter toute instrumentalisation politique, militaire ou propagandiste du sport », écrit le CNOSF dans son communiqué.

Le sujet divise aussi du côté des fédérations internationales, certaines ayant salué la position du CIO, et d’autres ayant assuré qu’elles resteraient inflexibles. La Confédération allemande des sports olympiques a elle aussi réagi. « Il est crucial que ce retour soit géré avec soin afin de préserver l’intégrité de la compétition et de ses participants, et d’empêcher le régime de Moscou d’instrumentaliser les exploits sportifs des athlètes russes à des fins de propagande », insiste-t-elle.