Semaine riche pour les Alpes françaises 2030 ! Après la validation du programme olympique, qui inclut le freeride et le synchro9, mais pas le combiné nordique, le Comité international paralympique a approuvé la carte des sites paralympiques. L’aboutissement de mois de concertation entre le comité d’organisation, l’IPC, le CPSF, les fédérations internationales et les collectivités. Le schéma a été conçu avec une idée : « offrir aux athlètes les meilleures conditions de performance et d’accueil, tout en garantissant des Jeux lisibles, efficaces et adaptés aux attentes de l’ensemble des parties prenantes. »
« La mutualisation des sites olympiques et paralympiques est la plus belle reconnaissance »
Trois pôles apparaissent sur la carte : la Haute-Savoie, la Savoie et la métropole de Lyon. Le para biathlon et le para ski de fond se dérouleront à La Clusaz, plutôt qu’au Grand-Bornand, comme le proposait le COJOP, pour maximiser les chances d’avoir de bonnes conditions de neige. L’IPC le souligne : « Le centre est situé à une altitude supérieure de 500 mètres à celle du site initialement proposé. Cela permet à Alpes 2030 de tirer parti d’un site olympique et d’offrir un format compact pour les épreuves de para biathlon et de para ski de fond. »
Le para ski alpin et le para snowboard auront lieu à Courchevel. « Le fait d’accueillir ces deux disciplines dans une même station permettra de gagner en efficacité opérationnelle tout en offrant des conditions de niveau mondial dans l’une des plus grandes stations de ski de France », se félicite l’IPC. Lyon hérite pour sa part du para hockey sur glace et du curling fauteuil. Le Parc des Expositions a été choisi, notamment pour ses « excellentes conditions d’accessibilité et de desserte ».
« La compacité des sites est essentielle pour l’expérience des athlètes et de la délégation, mais également pour l’ensemble des parties prenantes et des spectateurs, commente Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité paralympique et sportif français. La mutualisation des sites olympiques et paralympiques est la plus belle reconnaissance du niveau de performance des athlètes paralympiques, qui pourront évoluer dans ce cadre exceptionnel et technique. » La directrice exécutive de l’IPC, Colleen Wrenn, est elle aussi satisfaite du résultat, qui « permettra de rationaliser considérablement l’empreinte des Jeux, de réduire les défis logistiques et d’améliorer l’expérience globale des Jeux, en particulier pour les athlètes ». Elle souligne d’ailleurs que le COJOP a « intégré les principaux enseignements tirés de Milan-Cortina 2026 ».
« Nous simplifions les opérations, optimisons les déplacements et créons les meilleures conditions possibles pour la performance sportive, abonde Edgar Grospiron. Notre ambition est de proposer des Jeux exigeants sur le plan sportif, exemplaires dans leur organisation et porteurs d’un héritage durable pour les territoires. En réunissant les savoir-faire de la montagne française et la force d’attractivité d’une grande métropole comme Lyon, nous créons les conditions d’une expérience unique pour les athlètes, les spectateurs et toute la famille paralympique. » Le programme des épreuves reste à déterminer. Un point d’interrogation entoure notamment la présence du sport adapté.

