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L’heure du bilan. Le ski-alpinisme a fait ses débuts olympiques à Bormio lors des Jeux de Milan-Cortina 2026. En tant que sport additionnel, il jouait logiquement une grande partie de son avenir. Le sprint, choisi pour lancer la compétition jeudi dernier, a suscité certaines critiques : un format trop court (trois minutes), trop d’importance donnée aux manipulations, peu de dépassements…
« Les compétitions olympiques représentent une expression du ski-alpinisme, a rappelé Regula Meier, présidente de la Fédération intenarionale (ISMF). Le sport en lui-même est plus vaste. Il va des formats compacts de sprint, qui mettent en avant la précision technique, à l’individuel, la verticale et les compétitions longue distance par équipes, qui testent l’endurance sur des terrains montagneux étendus. L’intégration aux Jeux olympiques renforce la visibilité de l’ensemble de ce paysage. »
Médaillé de bronze sur le sprint, Thibault Anselmet a lui aussi rappelé, sur France Télévisions, que le ski-alpinisme ne se résumait pas qu’à cette course, probablement conscient que ce format pouvait laisser les spectateurs sur leur faim. Christophe Dubi, le directeur exécutif des Jeux olympiques, a quant à lui trouvé le résultat « super convaincant », en précisant : « Globalement, avec les audiences que l’on a, c’est un produit qui a super bien marché. Les commentaires sont vraiment très positifs. »
La fédération internationale espère rester au programme en 2030, en ajoutant l’individuel, un format plus long (autour de 50 minutes de course chez les hommes, une heure chez les femmes) qui avait déjà figuré aux JOJ de Lausanne 2020. Dans cette perspective, les trois médailles obtenues par les Français ressemblent à une bonne nouvelle.
Amélie-Oudéa Castéra, présidente du CNOSF, a parlé du ski-alpinisme comme d’une « satisfaction » sur France 2 samedi : « On a vu Thibault Anselmet, Emily Harrop, qui sont allés chercher l’un le bronze, l’autre l’argent, et qui là ont cette médaille d’or (sur le relais mixte). C’est un pilier, demain, on va essayer de faire en sorte que le ski-alpinisme s’ancre vraiment parmi les disciplines olympiques. On aura là une matière très forte, qui peut nous permettre de performer au plus haut niveau. » Et l’un des éléments de la réussite des Alpes françaises 2030 sera justement que l’équipe de France y obtienne des médailles.

