« Mesdames et messieurs, bienvenue aux tout premiers Jeux olympiques disséminés. » Voici ce que le public de San Siro et les téléspectateurs du monde entier ont entendu le vendredi 6 février lors de la cérémonie d’ouverture de Milan-Cortina 2026. L’Italie a été conquise et certains responsables politiques espèrent remettre le couvert, sur le même modèle, mais cette fois pour les Jeux olympiques et paralympiques d’été. Les maires de Milan, Turin et Gênes, ainsi que les gouverneurs des régions Lombardie, Piémont et Ligurie, ont publiquement annoncé leur volonté de porter une candidature commune pour 2036.
« Construire une proposition crédible, durable et novatrice »
Mardi, la démarche visant à évaluer la possibilité de présenter une candidature du Nord-Ouest a été officiellement lancée. Pour le gouverneur de la Lombardie Attilio Fontana, cité par la Gazzetta dello Sport, le modèle de Milan-Cortina a été un succès car il reposait sur « la capacité des territoires à collaborer et à intégrer leurs compétences, leurs infrastructures et leurs identités locales. C’est notre point de départ : la collaboration entre territoires est un levier stratégique pour bâtir des projets internationaux d’envergure, durables, innovants et capables de générer des bénéfices pérennes. Nous proposons de reproduire et de renforcer cette approche. »
Le maire de Turin, Stefano Lo Russo, a cité « la durabilité environnementale » comme une caractéristique fondamentale du projet. Ces Jeux reposeraient sur les mêmes principes que les derniers Jeux d’hiver : exploiter au maximum les infrastructures existantes, minimiser les nouvelles constructions et partager les bénéfices sur le territoire. Milan et Turin ont l’avantage de l’expérience de l’accueil des Jeux d’hiver. Turin est d’ailleurs en lice pour accueillir les épreuves de patinage de vitesse en 2030. « Nous sommes encore loin de savoir à quoi ressemblera le projet, qui fera quoi, quelles installations nous utiliserons, mais nous pensons qu’il sera très pertinent », affirme le maire de Milan, Giuseppe Sala, en citant l’échéance des Jeux de 2036, sans fermer la porte aux éditions suivantes.
Abbiamo un sogno. Riportare le OIimpiadi estive in Italia, dopo Roma 1960. Genova, Torino e Milano con le loro regioni che lavorano insieme per una grande ambizione: una candidatura unitaria per i Giochi Olimpici e Paralimpici del Nord Ovest, nel 2036 o nel 2040. pic.twitter.com/anvAkO0P2i
— Silvia Salis (@silvia_salis) April 14, 2026
L’unité affichée par les trois maires – Giuseppe Sala, Stefano Lo Russo et Silvia Salis – et les trois gouverneurs – Attilio Fontana, Alberto Cirio et Marco Bucci – constitue un bon point de départ. « Nous voulons construire une proposition crédible, durable et novatrice qui place les jeunes et l’avenir de nos villes et régions au cœur du projet. Nous avons lancé l’idée ; maintenant, pour qu’elle prenne son envol, nous avons besoin du soutien de tous : citoyens, entreprises, monde du sport, CONI et gouvernement », lance la maire de Gênes, Silvia Salis, ancienne lanceuse de marteau et Olympienne (Pékin 2008, Londres 2012). Il faudra peut-être jouer un match face à Rome, mais Sala est prêt à le faire. « Ça ne nous fait pas peur. Si Rome le souhaite, elle déposera sa candidature et nous verrons quel projet est le meilleur », répond-il. L’Allemagne et la Turquie pourraient être d’autres concurrents au niveau européen.

