Candidatures

Cologne et la région Rhin-Ruhr bientôt fixés avec un référendum

— Publié le 15 avril 2026

Des Jeux compacts, durables et spectaculaires. Telle est la promesse de la candidature de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, engagée dans une course à quatre pour obtenir l’investiture de la Confédération allemande des sports olympiques (DOSB) pour les Jeux 2036, 2040 ou 2044. Le projet impliquerait 17 villes de la région : Cologne en tête d’affiche, ainsi que Düsseldorf, Dortmund, Aix-la-Chapelle, Duisbourg, Gelsenkirchen, Bochum, Mönchengladbach, Leverkusen, Krefeld, Oberhausen, Essen, Wuppertal ou encore Pulheim. Les citoyens de toutes ces communes sont justement invités à participer à un référendum le 19 avril.

Un stade d’athlé temporaire et 95% des athlètes dans le village olympique

Le budget prévisionnel est estimé à 4,8 milliards d’euros, et les recettes à 5,2 milliards d’euros. Le comité de candidature a annoncé qu’il proposerait autour de 14 millions de billets (du jamais vu), et des tarifs abordables, pour que le plus grand nombre puisse vivre l’événement.

Ces Jeux reposeraient sur des infrastructures sportives 100 % existantes ou temporaires, et la plupart des sites se trouvent dans un rayon de 40 kilomètres autour de Cologne. Principale innovation : un stade d’athlétisme temporaire d’environ 50.000 places au nord de la ville (voir photo ci-dessus). La piste d’athlétisme et la pelouse laisseraient ensuite place à un parc public, tandis que des appartements, des bureaux, des commerces, des écoles ou des crèches seraient construits sur les anciennes tribunes.

Les porteurs de la candidature évoquent la possibilité de rassembler 70.000 personnes pour la finale des tournois de football au Signal Iduna Park, 60.000 pour la natation à la Veltins Arena et 50.000 pour les finales de handball, de basket et de volley à la Merkur Spiel-Arena. Les finales de rugby-fauteuil, de basket- fauteuil et de volley assis pourraient quant à elle se dérouler à la Lanxess Arena de Cologne, devant 18.000 spectateurs.

Seuls deux sites seraient situés en dehors de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie : la voile et le surf auraient lieu à Kiel ou Warnemünde (au nord de l’Allemagne), tandis que le stade d’eaux vives de Markkleeberg accueillerait le canoë-kayak. Avec cette carte, 95 % des athlètes vivraient dans le village olympique et pourraient rejoindre leur lieu de compétition en moins d’une heure.

Plusieurs Championnats du monde dès cet été

Le 19 avril, les résidents des 17 communes impliquées devront répondre à la question suivante : « Êtes-vous favorable à la participation de la ville à la candidature conjointe de la région Rhin-Ruhr pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2036, 2040 ou 2044 ? » Le maire de Cologne, Torsten Burmester, se dit « convaincu que le fort engouement pour le sport dans la région, y compris ici à Cologne », se traduira positivement dans les urnes. Des opérations de communication ont eu lieu récemment dans les principaux stades de la région.

La région est habituée des événements sportifs de premier plan. Elle a reçu l’Universiade d’été 2025 (avec des épreuves à Bochum, Düsseldorf, Duisbourg et Essen) et des Championnats d’Europe à la pelle. La finale de la Ligue des champions de handball aura lieu à Cologne (juin), les Championnats du monde d’équitation à Aix-la-Chapelle (août) et les Championnats du monde de flag football à Düsseldorf (août). Les Championnats du monde de handball et de hockey sur glace s’ajouteront à la liste en 2027.

Cette année, environ un milliard d’euros sera alloué au sport en Rhénanie-du-Nord-Westphalie pour « la modernisation, la rénovation et la construction d’infrastructures sportives et de piscines ». La preuve que la vision de la région est bien plus large qu’un simple événement sportif, et que les autorités locales ont conscience du pouvoir du sport. Reste à voir si leurs concitoyens sont sur la même longueur d’onde.