INTERVIEW - 25/01/2016

Kady KANOUTE

Ils sont dirigeants, experts, entraîneurs, journalistes ou athlètes. Ils ont en commun non seulement une fonction ou un engagement dans le mouvement sportif international, mais également une langue, le français. A leur manière, ces hommes et femmes font vivre et grandir la francophonie sportive. FrancsJeux vous les présente, chaque semaine, jusqu'aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Une série proposée en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie.

Douzième épisode: la Malienne Kady Kanouté, membre de la commission des athlètes de l’Association des comités nationaux olympiques africains (ACNOA)

FrancsJeux: Quel a été votre parcours dans le mouvement sportif international?

Kady Kanouté: J’ai débuté dans le sport comme joueuse de basket. A l’âge de 12 ans, j’ai obtenu une bourse pour intégrer le centre régional d’entraînement à Nantes, dans l’ouest de la France. En 1996, j’ai été recrutée comme espoir par l’équipe de Bourges, l’une des meilleures d’Europe. Puis, mon baccalauréat en poche, je suis partie quatre ans dans une université américaine, à New York, pour poursuivre mes études et jouer en NCAA. En 2003, j’ai été sélectionnée en équipe nationale du Mali, où je suis restée jusqu’aux Jeux de Pékin en 2008. J’ai joué de façon professionnelle en Autriche, Espagne et France. Depuis la fin de ma carrière sportive, j’ai décidé de m’impliquer à l’ACNOA au sein de la commission des athlètes.

Quel est aujourd’hui votre rôle?

Depuis 2013, je suis membre de la commission des athlètes de l’ACNOA, où je représente la zone 2. Elle compte sept pays. Amadou Dia Ba assure la présidence de cette commission. Nous en sommes sept membres, chacun ayant la responsabilité d’une zone géographique. Je m’occupe aussi plus particulièrement, pour le compte de l’ACNOA, de présenter aux athlètes africains le programme de reconversion développé par le CIO. Je l’ai fait à la dernière édition de CISA, l’an passé au Rwanda, puis aux Jeux Africains 2015 à Brazzaville. Nous avons pu l’expliquer aux représentants d’une dizaine de pays, mais il reste encore beaucoup de chemin à accomplir.

Que représente à vos yeux la francophonie sportive?

Dans un mouvement sportif international dominé par l’anglais, la francophonie constitue un lien. Un lien très fort. Une façon de nous retrouver et d’échanger entre sportifs et officiels. A mes yeux, elle est également incarnée par un événement, les Jeux de la Francophonie. Je n’ai jamais eu la chance d’y participer, mais j’espère en avoir l’occasion à Abidjan en 2017.

Qu’attendez-vous des Jeux de Rio en 2016?

Deux choses. J’en attends de voir les athlètes africains s’y montrer à leur meilleur niveau et remporter un maximum de médailles olympiques. Je voudrais qu’ils en décrochent plus qu’aux Jeux de Londres en 2012. Sur un plan plus personnel, j’aimerais que deux des membres de notre commission des athlètes de l’ACNOA atteignent leur objectif: terminer sa carrière par une médaille pour Kirsty Coventry, et se faire élire à la commission des athlètes du CIO dans le cas de Benjamin Boukpeti.

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