— Publié le 24 avril 2024

La FIFA et la FIA pourraient quitter Paris

France

Sombre perspective : la France pourrait bientôt perdre les dernières instances sportives internationales ayant encore une adresse dans sa capitale. Les fédérations internationales de l’automobile (FIA) et du football (FIFA) ont expliqué dans un communiqué de presse commun que l’absence d’un statut spécifique, et l’abandon des avantages fiscaux, pourraient les inciter à aller voir ailleurs. « Bien que la France soit le berceau du sport automobile, la concurrence internationale, notamment en termes de coût du travail, et la mondialisation du sport, fragilisent cette position, détaille Xavier Malenfer, le directeur relations institutionnelles et internationales de la FIA. Sans clarification, par la reconnaissance d’un statut spécifique pour les fédérations sportives internationales, il y a peu d’espoir de voir les activités de la FIA se développer davantage et cela malgré tous les atouts incontestables de Paris ». Pour rappel, la FIA possède son siège au coeur de Paris, sur la place de la Concorde. La FIFA, de son côté, a installé un bureau parisien en juin 2021. L’exécutif français avait tenté de faire passer au budget 2024 une loi contenant des dispositions fiscales favorables aux instances sportives internationales, avec l’espoir d’en attirer de nouvelles. Mais en décembre 2023, le Conseil constitutionnel a censuré ce régime fiscal, invoquant l’égalité devant l’impôt. La FIA et la FIFA insistent : « Le frein majeur identifié à cette attractivité française : l’absence de statut juridique propre pour les fédérations internationales. En droit français, elles possèdent en effet le statut d’associations, et ne peuvent être considérées ni comme des organisations internationales, ni comme des sociétés. Ce qui a des conséquences concrètes sur leurs activités, leur fiscalité, et, in fine, sur leur intérêt d’être en France ».