— Publié le 19 juillet 2026

Le COJOP des Alpes françaises 2030 rassure : « Nous avons un cap financier et nous le tenons »

Alpes françaises 2030 Focus

L’heure n’est pas aux vacances pour le comité d’organisation des Alpes françaises 2030. Mercredi, le président Edgar Grospiron et le directeur général Vincent Roberti ont été auditionnés par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale. Le but : faire le point sur l’avancement concret de ce qui est « un projet national au service du territoire, du sport français et de l’héritage que nous souhaitons laisser », souligne Grospiron. Le champion olympique d’Albertville a rappelé les étapes franchies ces derniers mois : révélation des emblèmes, validation de la carte des sites, signature d’un premier partenaire de rang 1… Il a aussi, et surtout, répondu aux questions de la commission, pour rassurer, après un hiver compliqué.

Lyon au centre de l’attention

Deux priorités se sont dégagées : la tenue du calendrier et la maîtrise des coûts. Edgar Grospiron a affiché sa confiance sur le sujet compte tenu de la nouvelle carte des sites. « Les exigences des FI, du CIO, nous ont amené à regrouper l’ensemble du pôle glace sur la métropole lyonnaise. Est-ce que ça génère des coûts, des délais supplémentaires ? Non, ça génère des économies substantielles. Là où on devait construire une patinoire, on n’en construit plus, on va utiliser des enceintes existantes et installer à l’intérieur, de manière temporaire, des patinoires. »

« À Lyon, il y a une optimisation assez importante de nos opérations, une réduction des coûts. Tout cela pour une expérience olympique optimisée puisque Lyon est finalement plus proche des autres sites de montagne. Ce concept a plus de cohérence, il est plus simple à organiser. Le concept global des Jeux en sort renforcé. Les deux points les plus éloignés sont à maximum trois heures de route l’un de l’autre, on était à onze heures avec Nice. On a des optimisations de coûts plus évidentes à faire », assure-t-il. Vincent Roberti précise : « Être à Lyon plutôt qu’à Nice permet d’économiser à peu près 100 millions d’euros par rapport au budget initial. »

Pas d’inquiétude quant au futur village olympique à écouter Edgar Grospiron : « On a des programmes immobiliers à Lyon qui seront livrés pour 2030 et qui peuvent nous permettre d’accueillir un village olympique dans de bonnes conditions. On sait qu’on a des options de villages olympiques et paralympiques sur Lyon et la métropole qui peuvent nous permettre d’être dans les délais et dans les coûts. »

Un prochain partenaire annoncé à la rentrée

Le COJOP a aussi été invité à expliquer la délocalisation à l’étranger du patinage de vitesse, et plus précisément aux Pays-Bas. « Un choix fait dès la candidature, rappelle Grospiron. Quand on a basculé le pôle glace sur Lyon, on s’est posé la question de savoir s’il ne fallait pas réintégrer le patinage de vitesse dans la métropole lyonnaise. Très vite, on s’est aperçu que nous n’avions pas d’infrastructures, on retombait sur la problématique qu’on avait dans la phase de candidature : la France n’a pas d’équipement suffisamment dimensionné. » Alors que le Thialf existe déjà et peut accueillir 10.000 personnes.

Un accord a été conclu pour que l’équipe de France s’y entraîne en amont et en aval des JO 2030, et ce n’est pas neutre pour Edgar Grospiron. « On se dote d’un partenariat qui nous permettra sans doute d’aller chercher une médaille dans ce sport, dans lequel on n’en a jamais eue. Est-ce qu’un jour la France aura un tel équipement ? Je ne peux pas répondre, mais on va dans le sens d’avoir une équipe de France plus solide, capable d’aller chercher des médailles aux Jeux olympiques, et peut-être que ça permettra d’aller chercher un équipement, pourquoi pas. »

Sujet encore plus déterminant : la recherche de partenaires. « Nous avons de bons espoirs d’aller au bout de nos objectifs (591 millions d’euros). On a une cinquantaine de partenariats à aller chercher. On a de bonnes discussions, qui avancent bien. On a couvert aujourd’hui 24 % du montant de l’objectif qu’on a à atteindre. Le prochain partenaire sera annoncé à la rentrée, d’autres vont suivre jusqu’à la fin de l’année, dans les six catégories. » Six catégories sont ouvertes, et le COJOP échange avec le CIO pour en débloquer d’autres. « Si on ouvre à de nouvelles catégories, on s’offre un potentiel supplémentaire pour aller chercher des partenaires. » Et Vincent Roberti de résumer : « Nous avons un cap financier et nous le tenons. »