Candidatures

Pour les Alpes françaises 2030, Val d’Isère reste une alternative

— Publié le 24 avril 2024

Retour en arrière pour la commission de futur hôte des Jeux d’hiver du CIO. Au deuxième jour de sa visite des Alpes françaises, seule candidature retenue pour la phase de dialogue privilégié dans la perspective des Jeux en 2030, la délégation s’est rendue mardi 22 avril sur certains des sites des Jeux d’Albertville en 1992.

A La Plagne, notamment, où la piste de bobsleigh, luge et skeleton est toujours en service. A Courchevel, également, la station qui avait accueilli les épreuves de saut à ski et combiné nordique.

Dans les dossier des Alpes françaises, Courchevel doit partager le ski alpin avec Méribel. Mais, problème, la concentration des épreuves risquerait de perturber le calendrier en cas de mauvais temps pendant plusieurs jours. Selon un rapport de la Fédération internationale de ski et snowboard (FIS), révélé par Ski Chrono, trois jours au moins de mauvaises conditions météorologiques entraînant le report des compétitions « pourraient sérieusement affecter non seulement le calendrier global, mais également la capacité de l’organisation à maintenir les sites de compétition au plus haut niveau. »

Un risque suffisant pour remettre Val d’Isère dans la course ? Interrogé sur une telle option, le président de la commission de futur hôte, l’Autrichien Karl Stoss (photo ci-dessus, au centre), s’est montré plutôt évasif. « Val d’Isère reste une alternative », a-t-il répondu.

Christophe Dubi, le directeur des Jeux olympiques au CIO, se veut plus direct : « Il y a un risque météorologique d’autant plus élevé quand on concentre autant d’épreuves… Et encore plus élevé si on ajoute dans un espace aussi restreint une autre épreuve avec le combiné nordique dames. »

Autre préoccupation : le CIO estimerait qu’avec le ski alpin et le saut à ski dans un périmètre limité, il sera difficile d’accueillir les 13.000 spectateurs prévus dans le dossier des Alpes françaises. Pour Laurent Wauquiez, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes (AURA), « Val d’Isère n’est pas une option, elle doit être intégrée à la carte des sites. »

Sans doute. Mais rien ne sera décidé avant la remise du rapport à la commission exécutive du CIO, pour sa réunion du 12 juin.