INTERVIEW - 26/11/2015

Jean-Michel SAIVE

Ils sont dirigeants, experts, entraîneurs, journalistes ou athlètes. Ils ont en commun non seulement une fonction ou un engagement dans le mouvement sportif international, mais également une langue, le français. A leur manière, ces hommes et femmes font vivre et grandir la francophonie sportive. FrancsJeux vous les présente, chaque semaine, jusqu'aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Une série proposée en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie.

Quatrième épisode: le Belge Jean-Michel Saive, président de la commission des athlètes de l’Association des comités olympiques européens (EOC)

FrancsJeux: Quel a été votre parcours dans le mouvement sportif international?

Jean-Michel Saive: Mon engagement a débuté dans mon propre sport, le tennis de table. Dans les années 90, je suis entré à la commission des athlètes de l’ITTF (la Fédération internationale de tennis de table). Une commission que j’ai présidée pendant 4 ans. Dans la continuité, je suis entré en 2001 à la commission des athlètes du comité national olympique belge (COB). J’en suis devenu vice-président en 2013. Parallèlement, je me suis impliqué au sein de la commission des athlètes de l’Association des comités olympiques européens (EOC). J’y ai été candidat pour la première fois en 2009. Depuis deux ans, j’en assure la présidence.

Quel est aujourd’hui votre rôle?

Je siège au comité exécutif de l’EOC. A ce titre, j’ai participé à la commission de coordination des premiers Jeux Européens à Bakou, organisés l’été dernier. Une expérience incroyable car je me suis retrouvé amené à participer à cet événement, le premier du genre, à la fois comme joueur, dirigeant et membre de la commission de coordination. Une triple casquette qui m’a beaucoup motivé pour me qualifier pour le tournoi de tennis de table de ces Jeux Européens. Ma mission, en tant que président de la commission des athlètes de l’EOC, consiste à faire en sorte que la voix des sportifs soit entendue à chaque niveau de décision, de façon importante mais subtile.

Que représente pour vous la francophonie sportive?

Ma position sur cette question est très particulière, car j’appartiens à une organisation, le comité olympique belge, où nous devons nous placer très au-dessus de la mêlée sur les débats linguistiques. Il existe dans le tennis de table un mouvement francophone. Il réalise, je crois, un excellent travail. Je suis toujours très heureux de recevoir des documents officiels en français. Mais je prépare le plus souvent mes présentations en anglais.

Qu’attendez-vous des Jeux de Rio en 2016?

Je serai présent à Rio en ma qualité de membre du conseil d’administration du comité olympique belge. La Belgique devrait être représentée aux Jeux de 2016 par une délégation sans doute un peu plus nombreuse que lors des dernières éditions, car nous avons supprimé les critères de sélection nationaux. Nous viserons un maximum de places en finales et en demi-finales. Sur le plan plus personnel, les Jeux de Rio pourraient bouleverser mon avenir dans le mouvement olympique international. Mais je ne peux pas encore en dire plus…

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