Dopage - 04/03/2019

Un cycliste autrichien passe aux aveux

Le coup de filet de la police autrichienne la semaine passée aux Mondiaux de ski nordique à Seefeld, en Autriche, est en train de provoquer un improbable effet domino. Après la suspension de cinq skieurs de fond accusés de dopage par transfusion (deux Autrichiens, un Kazakh et deux Estoniens), une nouvelle cible est tombée. Cette fois, le cas concerne le cyclisme. Hansjoerg Mayr, le procureur d’Innsbruck en charge des investigations, a confié dimanche 3 mars à la télévision ORF TV : « L’enquête sur un médecin du sport allemand et ses complices a entraîné des suspicions à l’encontre d’un cycliste professionnel du Tyrol. » Il n’a pas voulu donner son nom, en vertu du secret de l’instruction, mais l’identité du coureur n’est pas restée longtemps inconnue. Il s’agirait de Stefan Denifl, un cycliste autrichien de 31 ans, vainqueur du Tour d’Autriche et d’une étape du Tour d’Espagne en 2017, mais actuellement sans équipe. Il a été arrêté vendredi, puis libéré le jour même après avoir plaidé coupable des charges retenues contre lui. Au centre de cette enquête menée par les polices autrichienne et allemande sur un réseau de dopage basé à Erfurt, en Allemagne, se trouve le médecin allemand Mark Schmidt, employé un temps par l’équipe cycliste Gerolsteiner.

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