Les Jeux de Los Angeles ne se dérouleront pas uniquement autour de Los Angeles. À plus de 2.000 kilomètres de la Cité des Anges, Oklahoma City aura aussi sa part du gâteau avec deux sports : le softball et le canoë-kayak (slalom et cross). Le parfum olympique se fera déjà ressentir dans les prochains jours, du 20 au 25 juillet, au stade d’eau vive, hôte des Championnats du monde.
Un parcours tout beau tout neuf
Plus de 400 athlètes et une soixantaine de nations seront représentés pour ce rendez-vous clef sur la route menant aux JO 2028. Ils pourront en effet prendre de précieux repères sur le site olympique. D’autant plus nécessaire que le parcours a été refait au cours des derniers mois. Le système d’obstacles a été remplacé, et une rampe de kayak cross installée. « La modernisation des obstacles permettra d’avoir une approche plus flexible, nous confie Richard Fox, président de la commission slalom de l’ICF. Au final, nous aurons un parcours pouvant être adapté aux compétitions de niveau olympique, mais également aux besoins récréatifs. C’est essentiel pour l’attrait du centre. »
« Ce qui rend notre site unique, c’est qu’on se trouve en plein centre-ville, ce qui permet d’y venir à pied. Cela apportera beaucoup d’énergie à l’événement, expliquait Mike Knopp, président du comité d’organisation, quelques mois en arrière. Nous avons hâte d’accueillir les gens qui viennent à Oklahoma pour la première fois. Nous voulons faire de ces Championnats du monde un événement aussi important que possible, comme première étape vers les Jeux olympiques. »
Un héritage pour l’ensemble du continent américain
Cette édition marque le grand retour de l’événement en Amérique du Nord pour la première fois depuis 2014, quand Deep Creek Lake (Maryland) avait accueilli les Mondiaux. Avec les Jeux en ligne de mire, Richard Fox voit des perspectives alléchantes pour le canoë-kayak : « L’une des contraintes de notre sport, c’est qu’il faut se déplacer avec du matériel et que cela coûte beaucoup d’argent. Si vous pouvez créer un hub afin d’accueillir les gens du continent américain, apporter des bonnes conditions d’entraînement, c’est un héritage. Montgomery, en Alabama, a investi dans un stade d’eau vive, qui a ouvert il y a un peu plus d’un an. Avoir deux sites sur le même continent permet d’envisager d’organiser des événements à la suite. » Le stade d’eau vive de Charlotte (Caroline du Nord) peut aussi être placé dans cette catégorie et offrir un point de chute intéressant.
« Aux États-Unis, nous avons plus de pagayeurs amateurs que partout ailleurs, souligne Mike Knopp. Nous déployons des efforts considérables pour essayer de créer un lien entre les pratiquants amateurs et les supporters de nos athlètes olympiques. Nous pensons que les Championnats du monde sont un bon pas dans cette direction. » La température a déjà pu monter fin mars avec trois jours de compétition dans le cadre du circuit ICF World Ranking. Maintenant, aux Mondiaux d’entretenir la flamme.

