Athlétisme - 18/04/2019

Caster Semenya n’est pas seule

Après Caster Semenya, un deuxième dossier d’athlète hyperandrogène pourrait arriver sur les bureaux de l’IAAF. La Burundaise Francine Niyonsaba, rivale de la Sud-Africaine sur 800 m, a révélé lors d’une interview à la chaîne olympique présenter elle aussi un taux de testostérone supérieur à la moyenne. La médaillée d’argent au 800 m, derrière Caster Semenya, aux Jeux de Rio 2016 puis aux Mondiaux 2017 à Londres, a expliqué : « Je sais que les gens parlent de moi. Je ne peux pas les empêcher de parler. Je n’ai pas choisi de naître avec cette condition. C’est Dieu qui m’a créée. Si les gens ont des questions, qu’ils s’adressent à lui. Moi, je me sens bien dans mon corps. Je serai toujours Francine. Je ne changerai pas. » Pour rappel, l’IAAF veut forcer les athlètes hyperandrogènes à baisser leur taux de testostérone, par prise de médicaments ou par chirurgie, pour être admissibles à concourir en compétitions internationales dans les épreuves allant du 400 m au mile (1609 m). La Sud-Africaine Caster Semenya a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour empêcher cette nouvelle réglementation. La décision est attendue à la fin mois d’avril.

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