Institutions - 01/11/2018

A la Maison-Blanche, l’AMA critiquée sans être invitée

L’AMA et son président, Craig Reedie, sont-ils menacés d’isolement dans le mouvement olympique ? Un sommet consacré au dopage a été organisé mercredi 31 octobre à Washington, au sein même de la Maison-Blanche. Mais le dirigeant britannique n’y a pas été convié.

Des représentants d’agences nationales antidopage, des ministres des Sports, et des athlètes de haut niveau, venus des États-Unis, d’Australie, d’Allemagne, du Canada, de Norvège, de Grande-Bretagne et de Nouvelle-Zélande, se sont retrouvés pour défendre un sport propre et répéter leur hostilité à la décision de l’AMA de lever les sanctions contre la Russie.

« L’AMA doit non seulement changer, mais elle doit le faire en profondeur et globalement », a suggéré James Carroll, un haut-fonctionnaire de la Maison-Blanche, au terme du sommet. Même son de cloche à l’Agence américaine antidopage (Usada) : « L’AMA doit être réformée pour être plus forte et plus responsable envers les sportifs propres afin que les gouvernements, l’opinion publique et les sportifs continuent à la soutenir et à croire en elle. Les sportifs et les amateurs de sport à travers le monde ont perdu confiance dans l’engagement et la volonté de l’AMA de se battre pour les idéaux pour laquelle elle a été créée. »

A l’issue de la réunion, les participants ont signé un document préconisant cinq axes de réforme, dont l’engagement de gouverner de façon démocratique et transparente, la résolution d’entreprendre de plus amples efforts pour écouter et respecter les voix des sportifs, et une refonte de sa structure de gouvernance. Sur la question russe, les signataires appellent l’AMA à observer « un processus clair et transparent sur l’accès aux échantillons et bases de données du laboratoire de Moscou », et à faire « une recommandation immédiatement après l’échéance du 31 décembre 2018. »

L’AMA n’est pas restée sans réaction. Dans un communiqué, elle a regretté de ne pas avoir été invitée. « N’étaient invités que ceux qui remettent en cause la gouvernance de l’AMA, parce qu’ils ne sont pas d’accord avec une décision démocratique prise par le comité exécutif de l’AMA à propos de la Rusada, a expliqué l’organisation internationale basée à Montréal. Nous acceptons les débats et le droit des personnes à discuter et à inciter à des réformes, mais, malheureusement, il semble qu’une seule version de l’histoire a été entendue ce jour à Washington. » Ambiance.

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