Institutions - 04/05/2018

Dans le dossier russe, le CIO veut reprendre la main sur le TAS

Les Jeux d’hiver de PyeongChang appartiennent au passé, mais le CIO n’a pas digéré le dernier épisode du feuilleton du dopage en Russie. L’organisation olympique l’a annoncé jeudi 3 mai, au terme de la deuxième journée de réunion de sa commission exécutive: elle fera appel devant un tribunal fédéral suisse de la décision du TAS de lever la suspension de 28 des 43 athlètes russes suspendus à vie.

Rappel des faits. A huit jours des Jeux d’hiver de PyeongChang 2018, le TAS avait désavoué le CIO en annulant la sanction de 28 des 43 Russes suspendus à vie pour avoir profité du système de dopage d’État lors des Jeux de Sotchi en 2014. Parmi eux, une cohorte de médaillés olympiques. Pour 11 autres des bannis, les juges du Tribunal arbitral du sport avaient levé les suspensions à vie, mais en maintenant l’interdiction de participer aux Jeux de Pyeongchang. Pour justifier sa décision, le TAS avait expliqué que les preuves présentées par le CIO étaient « insuffisantes » pour prononcer une telle suspension.

A ce jour, le TAS n’a toujours pas publié les décisions individuelles concernant les athlètes russes. Mais le CIO l’a annoncé: il fera appel de la levée de la suspension de ces 28 sportifs aussitôt que leur décision individuelle aura été publiée, afin de les empêcher de prendre part à d’autres Jeux olympiques.

Thomas Bach l’a précisé: « Le TAS a expliqué dans ses attendus que sa décision ne signifie pas que les sportifs sont innocents. Dans l’intérêt des athlètes qui ont terminé derrière les Russes, nous voulons que le Tribunal fédéral examine ces décisions ». Le bras de fer peut se poursuivre.

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