Candidatures - 11/04/2018

Pour Calgary 2026, le vent souffle en sens contraire

La course aux Jeux d’hiver en 2026 comptera-t-elle dès la semaine prochaine un concurrent en moins? Possible, voire probable. A Calgary, dans l’Alberta canadien, le conseil municipal pourrait décider lundi 16 avril de mettre les pouces et d’arrêter les frais.

Rien n’est encore fait, mais le vent souffle dans le mauvais sens pour la candidature canadienne. Mardi 10 avril, le comité sur les priorités et les finances de Calgary a été réuni pour débattre du projet olympique. A l’évidence, la discussion a plutôt mal tourné. Elle s’est terminée par le vote d’une motion qui prévoit l’organisation, lundi 16 avril, d’un scrutin du conseil municipal sur la poursuite du processus.

L’idée de soumettre l’avenir de la candidature au vote a été proposée par Druh Farrell, l’une des élues de la ville. En soi, rien de très nouveau. Le conseil municipal de Calgary n’en est pas à son premier scrutin olympique. Mais le résultat interpelle. Mardi, la proposition de Druh Farrell a été adoptée à 9 voix contre 1. Lors du dernier vote, les conseillers s’étaient prononcés à 8 voix contre 6 en faveur de la poursuite du processus d’exploration d’une candidature olympique.

Une nouvelle fois, le débat tourne autour des coûts. Le groupe d’étude a présenté mardi un projet de référendum censé permettre aux habitants de Calgary de se prononcer sur la candidature aux Jeux d’hiver 2026. Une telle consultation populaire coûterait 1,9 million de dollars canadiens (1,2 M€). Une facture élevée, mais justifiée par la nécessite de fournir à la population un maximum de faits et de chiffres sur le projet olympique.

Selon les médias canadiens, au moins deux conseillers municipaux auraient déjà retourné leur veste. Jusque-là plutôt favorables au projet, ils ne cacheraient plus leur réticence à s’engager plus en avant dans l’aventure. En tête, Druh Farrell. Mardi 10 avril, l’élue canadienne a mentionné la récente affaire de corruption impliquant Samsung et les Jeux d’hiver de PyeongChang pour appuyer son argumentation. A la lumière de ces suspicions, elle estime que la ville de Calgary « prendrait un risque en s’associant au CIO » et à sa réputation.

Pour un autre conseiller municipal, Joe Magliocca, les carottes sont cuites. « Il est temps d’arrêter de dépenser de l’argent », a-t-il suggéré à sa sortie de la réunion. Selon lui, il ne fait guère de doute que le vote de lundi prochain penchera en faveur de l’arrêt du projet de candidature.

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