Événements - 06/02/2014

Poutine attend ça de pied ferme

Veillée d’armes à Sotchi. A moins de 24 heures des trois coups, la ville olympique attend son heure avec un mélange d’impatience et de confiance en l’avenir. Fait rarissime aux Jeux, cette dernière journée de préparation n’est marquée par aucune polémique, affaire ou pomme de discorde. Tout roule. A commencer par les transports, étonnamment fluides entre Sotchi et les stations d’altitude.

Du coup, les conversations glissent déjà vers la cérémonie d’ouverture, dont le début est programmé à 20 h 14 précises au stade olympique Fisht, une enceinte de 40 000 spectateurs spécialement construite pour l’événement. Mais à la question d’en connaître le contenu et les surprises, les Russes restent muets comme des tombes. Tout juste peut-on apprendre qu’elle sera très fortement inspirée de l’histoire et de la culture de la Russie. Et qu’elle devrait être « poutinesque ».

Huit périodes historiques seront célébrées pendant la première partie d’une soirée annoncée pour durer 2 h 30. L’épopée russe a été découpée en trois actes: la Russie médiévale, l’Empire, puis le 20ème siècle. Les répétitions laissent deviner une mise en scène bruyante et grandiose. On y entendra les Choeurs de l’Armée rouge et, dit-on, le groupe préféré de Vladimir Poutine, Lube.

En tribune officielle, les organisateurs annoncent la présence de 44 chefs d’Etat et de gouvernement. Un record pour des Jeux d’hiver, assure-t-on au CIO. Mais aucun de ces leaders du monde politique ne parviendra à faire de l’ombre à l’incontestable maître de cérémonie: Vladimir Poutine. Ces Jeux sont les siens, il ne s’en est jamais vraiment caché. La soirée devrait être aussi la sienne, avant de laisser les athlètes prendre place sur l’avant-scène olympique.

A noter, parmi les dirigeants présents, le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, très secoué dans les rues de Kiev, son homologue chinois Xi Jinping, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue japonais Shinzo Abe. Ces deux derniers devraient profiter de leur séjour en Russie pour avoir des discussions bilatérales avec le Kremlin.

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