La luge est aux Jeux olympiques depuis 1964. Elle a gagné du terrain au fil des années, jusqu’à obtenir cinq épreuves au programme des Jeux de Milan-Cortina en février. Une représentation inédite dans son histoire sur la scène olympique. Et après ? La Fédération internationale peut avoir des ambitions avec la luge alpine, qui se pratique sur des pistes naturelles, en montagne, et non pas sur des pistes telles que celles que la luge olympique partage aujourd’hui avec le bobsleigh et le skeleton.
Simon Paregger, nouveau vice-président de la FIL en charge de la luge alpine, veut y croire, mais est conscient du chemin à parcourir. « Ce rêve n’est certainement pas terminé. Cela dit, ce serait une erreur de lier l’ensemble de notre développement uniquement aux Jeux olympiques. La luge dans son ensemble doit se renforcer ; nous devons nous développer à l’échelle mondiale. Si nous y parvenons, nous améliorerons également la position de la luge alpine en vue de son intégration au programme olympique », confie-t-il sur le site de la FIL.
« La luge alpine s’est considérablement développée ces dernières années ; nous avons atteint un très haut niveau sportif, nous avons des organisateurs professionnels et des personnes engagées », note-t-il, en identifiant trois axes de travail : « Nous devons soutenir plus efficacement les fédérations nationales en leur apportant des informations et notre expertise, car c’est là que se construit le parcours menant du sport de base au niveau d’élite. Deuxièmement, nous devons continuer à accroître la visibilité et la portée de la luge alpine, car trop de gens ignorent encore l’existence de la famille de la luge et de ce sport en pleine nature. Troisièmement, nous devons continuer à travailler à la mise en place de structures durables afin que notre sport reste financièrement viable à long terme. »

