World Athletics vient de célébrer la toute première édition de l’Ultimate Championship, et ce n’est pas son seul motif de satisfaction. La fédération présidée par Sebastian Coe a aussi dévoilé son rapport annuel, qui fait le bilan de l’année 2025. On y note une augmentation considérable des revenus, des progrès en matière de gouvernance et un optimisme à toute épreuve dans les mots de Coe : « Nous ne sommes plus un sport cantonné à quelques mois d’été. Notre sport se vit désormais douze mois par an. (…) Néanmoins, nous ne nous reposerons pas sur nos lauriers. »
Des revenus en hausse, mais 10 millions de pertes
Premier point d’intérêt de ce rapport : les finances de la Fédération internationale. Ses revenus sont en hausse puisqu’elle a encaissé 69,3 millions de dollars en 2025, soit quinze millions de plus qu’en 2023. En revanche, les dépenses ont grimpé elles aussi : elles étaient de 70,6 millions de dollars en 2023 et ont atteint 79,4 millions en 2025. La balance est donc déficitaire avec plus de 10 millions de dollars de pertes. Pas une immense surprise puisque World Athletics est habituée à être dan le négatif lors des années non olympiques. Les pertes sont cependant plus contenues qu’en 2022 et en 2023, où elles dépassaient les 16 millions de dollars. On notera également que World Athletics dispose toujours d’un solide matelas en termes d’actifs (70,4 millions de dollars, soit +3,8 millions de dollars par rapport à 2024) et de réserves (36 millions de dollars).
Puisque le sport n’est pas qu’une question d’argent, Sebastian Coe met aussi l’accent sur d’autres indicateurs dans ce rapport. World Athletics a gagné trois millions d’abonnés sur les réseaux sociaux en 2025. À travers les Championnats du monde en salle, les Relais mondiaux et les Championnats du monde de Tokyo, elle a attiré 619.288 spectateurs l’an passé, « le troisième total le plus élevé après 2015 et 2017 ». Les retombées générées par ces trois événements ont dépassé 586 millions de dollars. « En moyenne, le retour sur investissement est quadruple et, dans le cas de Tokyo, cinq fois supérieur aux dépenses engagées », se félicite Coe.
Le Britannique n’oublie pas d’évoquer le baromètre de la gouvernance des fédérations internationales de l’ASOIF, dont World Athletics occupe la première place avec 228 points sur 240. « À titre de comparaison, lors du premier examen de l’ASOIF, publié en 2017 sur la base des données de 2016, World Athletics avait obtenu 113 points sur un total possible de 200, soit 56 % », rappelle le dirigeant. L’engagement de la fédération en matière de bonne gouvernance est notamment illustré par la féminisation accrue des juges-arbitres : « En 2025, 35 % de nos 1208 juges-arbitres certifiés étaient des femmes, soit deux fois plus qu’en 2024, et ces dernières représentent également 26 % des nouveaux entraîneurs de niveaux I et II du Système de formation et de certification des entraîneurs. »
World Athletics espère maintenant poursuivre sur sa lancée en s’appuyant sur les retombées de l’Ultimate Championship, les Championnats du monde 2027 à Pékin et la future négociation de ses droits marketing en 2029. « L’année 2026 est sans précédent et particulièrement dense, avec des championnats internationaux ou régionaux majeurs chaque mois. Nous tirerons pleinement parti de cette occasion pour mettre en valeur nos athlètes et notre sport, et bâtir des partenariats encore plus solides », promet Sebastian Coe.

