Le sport adapté sera-t-il représenté aux Jeux paralympiques d’hiver 2030 ? Marc Truffaut, président de la Fédération française de sport adapté (FFSA), plaide pour corriger ce qu’il considère comme « une anomalie historique » : depuis Nagano 1998, « plus aucun sportif en situation de handicap mental ou psychique n’a concouru aux Jeux olympiques d’hiver ». Il peut compter sur un soutien de poids en la personne d’Edgar Grospiron.
Dans un entretien au Figaro, le président du comité d’organisation des Alpes françaises 2030 a évoqué la question. « Pour les paralympiques comme pour les JO, nous avons l’ambition d’être pionniers : je pense notamment au sujet de l’intégration des athlètes déficients intellectuels qui fait partie de nos réflexions, explique-t-il. Là encore, nous ne sommes pas décisionnaires mais nous y sommes favorables, car la montagne doit être accessible à tous. Des échanges sont en cours avec le mouvement sportif et les instances internationales et nous en étudions la faisabilité ainsi que les implications opérationnelles et budgétaires. »
Marc Truffaut souligne qu’il n’y a « aucun frein majeur » dans une tribune signée par plus de 4.300 personnes : « Les disciplines sont prêtes, avec des règlements validés par Virtus et la FIS ; les classifications sont établies en para-ski alpin et nordique adaptés ; les sites sont accessibles, les infrastructures conformes, les partenaires mobilisés. La France a déjà prouvé sa capacité à accueillir ces compétitions. Les arguments budgétaires, de lisibilité ou de concurrence ont été contredits par les réussites organisationnelles de Vichy, Tignes ou Bessans. »

