— Publié le 23 juillet 2026

Pourquoi l'UIPM pose-t-elle ses valises dans un parc d'attraction ?

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Le pentathlon moderne continue son évolution. Le sport de Pierre de Coubertin a dû se réinventer en abandonnant l’équitation au profit de l’obstacle « ninja ». Une discipline que l’UIPM compte pleinement valoriser, en témoigne l’organisation d’une première édition des Championnats du monde de la spécialité en 2025 et l’intégration totale de la communauté de l’obstacle avec la dissolution de la FISO, effective en août. La FI a franchi une nouvelle étape cette semaine avec la signature d’un partenariat avec les studios Universal de Pékin, qui accueilleront la deuxième édition des Championnats du monde en septembre.

Créer une expérience immersive

Traditionnellement, le pentathlon a lieu dans un stade. Mais l’UIPM veut s’ouvrir à de nouveaux horizons. « Notre sport peut aussi avoir lieu dans des sites iconiques, comme les studios Universal, nous a confié Rob Stull lors d’un point presse. Les parcs d’attraction sont super parce que les gens y viennent pour passer un bon moment. On peut apporter un supplément en matière de divertissement, c’est un bon partenariat. Vous l’avez vu à la Coupe du monde de football, les gens viennent pour supporter, mais aussi pour l’expérience. Ce sera différent, beaucoup plus immersif, un peu comme quand vous voyez le peloton du Tour de France passer à deux ou trois mètres de vous. Vous pouvez entendre les athlètes parler. Cette proximité aide à créer une expérience immersive. C’est très différent d’un stade où tu es à 100 ou 200 mètres. »

Le choix d’un parc d’attraction reflète pleinement l’ambition de l’UIPM. « Le pentathlon est un produit de sport et de divertissement », assume Rob Stull. Les parcours de 100 mètres, 400 mètres et 3 kilomètres seront installés avec le célèbre « Universal Globe » en toile de fond. « Ce sera iconique. J’adore être ici parce que je sais que les athlètes vont adorer, c’est un super cadre », trépigne Rob Stull. L’UIPM s’attend à une visibilité conséquente. « En moyenne, il y a 60.000 visiteurs par jour au parc. À Versailles, lors des Jeux, on a eu 64.000 spectateurs. Sans compter les gens qui viendront spécialement pour la compétition, on sera virtuellement au même niveau qu’aux JO. C’est génial ! » Les finales seront diffusées en prime time, autour de 20 heures à Pékin, ce qui permettra de maximiser les audiences ainsi que le nombre de spectateurs, puisque ces finales coïncideront avec le moment où les visiteurs se rapprocheront de la sortie et de la zone du parc où seront placés les parcours.

Le choix de la Chine est évidemment stratégique. « 1,4 milliard de personnes », répond instinctivement Rob Stull quand on l’interroge sur ce pays. Pas besoin d’en dire beaucoup plus : la Chine représente presque 20 % de la population mondiale, et c’est un marché clé. Alors l’UIPM y va à fond. C’est pour ça que quelques jours avant les Championnats du monde d’obstacle, elle y organisera ses Championnats du monde classiques de pentathlon moderne, à Guiyang (24-30 août). Une occasion en or de faire connaître la nouvelle formule du pentathlon moderne, « hyper rapide, intense, dans les cinq disciplines », qui tient en 90 minutes. Rob Stull confesse même : « On n’a pas le temps d’aller boire un verre, sinon on rate quelque chose. Vraiment, ça m’est arrivé ! »