
Photo : Freeride World Tour.
Money time pour le programme des Jeux olympiques d’hiver des Alpes françaises 2030. On sait déjà que le ski-alpinisme sera proposé comme sport additionnel lors de la Session du CIO la semaine prochaine. Intégré pour la première fois à Milan-Cortina, le skimo espère revenir avec un format de course supplémentaire, l’individuelle, dans quatre ans. Des disciplines additionnelles, gérées par des FI déjà concernées par les Jeux d’hiver, pourraient aussi compléter le programme. Et à ce sujet, le nom du freeride revient de plus en plus.
Un spectacle « divertissant et attrayant »
Sitôt élu à la tête de la FIS, Alexander Ospelt a été interrogé sur une possible arrivée du freeride aux JO. « Avant [d’envisager une intégration du freeride aux JO], la première étape consiste à nous battre pour que le snowboard alpin et le combiné nordique restent aux Jeux olympiques, a-t-il tempéré. Si nous y parvenons, nous pourrons passer à d’autres disciplines. » Le nouveau président a tout de même souligné que la discipline avait de sérieux arguments : « Le freeride est vraiment cool, c’est une compétition extrêmement exigeante à tous les niveaux, exactement ce qu’on attend, et c’est très divertissant et très attrayant pour les spectateurs – en particulier pour les téléspectateurs. »
Le freeride s’est considérablement structuré, et renforcé, ces dernières années, en témoigne l’organisation des premiers Championnats du monde, en février, en Andorre. La compétition a rassemblé des athlètes d’Europe, d’Asie, d’Océanie, d’Amérique du Nord et d’Amérique du Sud. Ce qui n’est pas anodin quand on se rappelle des critiques émises par le CIO à l’égard du combiné nordique et de son manque de diversité géographique en 2022.
Selon Le Dauphiné Libéré, la tendance est positive pour une intégration dès 2030. Des experts sont venus à Montgenèvre en avril pour observer le site envisagé. La station des Hautes-Alpes accueillerait aussi le ski-alpinisme, ce qui permettra de mutualiser et faciliter l’organisation, au niveau des coûts comme de la logistique. « Depuis un mois et demi, nous avons fourni de la documentation (au CIO). Nous avons également répondu à toutes les questions. Au niveau sportif, nous avons pu démontrer que le freeride était facilement applicable aux Jeux olympiques », confie Joris Vautier, directeur général du Freeride World Tour, auprès du quotidien régional. Preuve supplémentaire du potentiel de la discipline : des discussions sont aussi en cours avec le comité d’organisation d’Utah 2034.

