Le chapitre Johan Eliasch se referme. Largement contesté ces dernières semaines, le président sortant de la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS) a été battu lors de l’élection organisée ce jeudi. Son challenger, Alexander Ospelt, a raflé une courte majorité des voix lors du Congrès à Belgrade.
65 à 64
Le vote était on ne peut plus serré puisqu’Ospelt l’a emporté avec… une seule voix de plus que son adversaire (65 à 64). Johan Eliasch a d’ailleurs glissé que le CIO avait « tenté d’influencer le résultat du vote ». Amer, il a tout de même félicité le vainqueur.
« Je veux remercier tous les délégués, a déclaré Ospelt lors de la conférence de presse qui a suivi. Comme le montre le résultat, nous sommes toujours divisés. Ma tâche sera d’unifier, de ramener de la joie et de rassembler la FIS. » Il a reconnu qu’il s’agissait d’un « défi », mais s’est montré plutôt confiant. « C’est un nouveau départ », a-t-il souligné, en insistant sur sa volonté de « donner à chaque association nationale le sentiment qu’elle compte autant que les autres ».
Membre du conseil de la FIS depuis 2024, Ospelt a mis l’accent, pendant la campagne, sur sa volonté de « construire des ponts : avec les petites et grandes associations, avec les athlètes, l’industrie, les sponsors, les médias et les fans. La FIS comme je la conçois est ouverte et transparente. Je viens d’une petite nation de ski (le Liechtenstein) et j’agis indépendamment de l’agenda des plus grandes fédérations ou des alliances en place pour favoriser des intérêts particuliers. Seule une FIS unie peut demeurer la représentante crédible des intérêts de nos sports. »
Il souhaite accorder plus d’importance à la voix des athlètes, améliorer la sécurité et mieux les appuyer pour la préparation de leur reconversion. Il a aussi déclaré que la FIS devait moderniser son approche commerciale, être un exemple en matière de durabilité et être « ouverte au changement » pour rester une référence.
Le sixième président de l’histoire de la FIS, après Ivar Holmquist, Nicolai Ramm Østgård, Marc Hodler, Gian-Franco Kasper et donc Johan Eliasch, a proposé de revoir le calendrier et d’organiser les Championnats du monde tous les ans (hors saison olympique) pour renforcer la médiatisation et mieux exploiter le potentiel commercial. Il aimerait aussi voir plus de compétitions en milieu urbain pour « rapprocher les stars du public ».

