AIBA - 17/05/2019

L’AIBA ne veut pas l’argent russe

Umar Kremlev peut garder son argent. L’AIBA n’en veut pas. Son président par intérim, le Marocain Mohamed Moustahsane, a fait savoir que l’organisation internationale de la boxe n’aurait pas besoin de la fortune du milliardaire, actuel secrétaire général de la Fédération russe de boxe, pour présenter au CIO une feuille de route en accord avec ses exigences. En mars dernier, Umar Kremlev avait proposé de payer de sa poche, avec un chèque de 16 millions de dollars, les dettes de l’AIBA, toujours menacée par le CIO d’une exclusion du mouvement olympique. Sa proposition a été étudiée. Mais Mohamed Moustahsane a préféré la rejeter. Réaction du dirigeant russe : « Nous avons proposé de payer les dettes de l’AIBA, car il a beaucoup été dit qu’en raison du passif de son organisation internationale, le CIO pouvait exclure la boxe du programme des Jeux olympiques. Nos athlètes ne devraient pas avoir à douter de leur présence aux Jeux. Il nous revient, à nous les dirigeants, de résoudre ces problèmes. Le refus de l’AIBA de profiter de notre aide suggère que ses dirigeants connaissent mieux la situation de l’intérieur, qu’ils aient des dettes ou non. Nous sommes toujours prêts à venir aider. » Une délégation de l’AIBA a été invitée à rencontrer la commission d’enquête du CIO en début de semaine prochaine, lundi 20 mai à Lausanne. Deux jours plus tard, la commission exécutive de l’institution olympique rendra son verdict sur l’avenir de la boxe aux Jeux.

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