Événements - 16/04/2018

« Les Jeux de la Jeunesse, nous en parlons »

La Thaïlande n’a pas rechigné à la dépense pour recevoir à Bangkok la 17ème édition de SportAccord (15 au 20 avril 2018). Les autorités du pays ont consenti un effort financier de 20 millions de bahts, environ 5 millions d’euros. Un investissement que le pays espère rentabiliser sur le long terme, par une présence plus visible sur la carte du mouvement sportif international. Weerasak Kowsurat, le ministre thaïlandais du Tourisme et des Sports, l’a expliqué à FrancsJeux.

FrancsJeux: Qu’attendez-vous de l’organisation à Bangkok de l’édition 2018 de SportAccord?

Weerasak Kowsurat: SportAccord peut nous aider dans notre stratégie à deux niveaux. En accueillant les grands noms du mouvement sportif international, nous avons l’opportunité de leur présenter notre pays, ses acteurs et ses moyens. SportAccord peut renforcer leur confiance dans la capacité de la Thaïlande à recevoir un événement sportif majeur. Dans le même temps, SportAccord offre aux acteurs locaux, aux Thaïlandais, une occasion de rencontrer les « superstars » du mouvement sportif international. Ils peuvent ainsi avoir un aperçu de tout ce qui constitue cet univers. Ils en tireront un bénéficie évident pour monter un nouveau palier de l’échelle. C’est très important. Pour progresser, nous avons besoin de mieux comprendre cet environnement.

Quels événements avez-vous en tête?

Le gouvernement ne sera pas seul à décider. Il reviendra également aux gens de manifester leur intérêt pour tel ou tel sport. Puis nous verrons avec nos dirigeants sportifs quels événements nous pouvons envisager de recevoir. Mais avec SportAccord, nous ne parlons pas seulement aux 70 millions de Thaïlandais. Nous impliquons également les pays voisins. Aujourd’hui, la région toute entière connaît un développement économique sans précédent. Une telle situation peut créer des opportunités à la Thaïlande et à ses pays voisins.

 

 

Envisagez-vous une candidature aux Jeux olympiques de la Jeunesse?

Nous en parlons, bien sûr. Les Jeux de la Jeunesse constituent l’un des événements que nous aimerions prendre en compte dans notre stratégie. Nous avons déjà organisé le jamboree mondial, une quinzaine d’années en arrière. Avec succès. Bangkok est en train de changer en profondeur. Pour la cinquième année consécutive, nous rajoutons une ligne de métro. Dans les 5 ans à venir, le développement de la ville permettra d’envisager de façon très différente l’accueil d’une grande compétition sportive internationale.

Quels autres événements avez-vous en ligne de mire?

Nous en organisons déjà plusieurs. Je pourrais citer le MotoGP à Buriram, qui se tiendra en 2018 pour la troisième année, ou encore en cyclisme l’étape Thaïlande by le Tour de France, qui doit se dérouler pour la première fois au mois d’octobre. Ces événements sont accueillis de façon très enthousiaste par le public.

En termes d’infrastructures, Bangkok possède-t-elle aujourd’hui les équipements pour prétendre à l’accueil de grands événements?

Nous avons investi dans un certain nombre d’équipements. Nous n’avons peut-être pas les plus grands et les plus récents, mais nous souhaitons aujourd’hui qu’ils soient plus utilisés. Nous voulons en tirer un meilleur profit, pas seulement en termes économiques, mais sur le plan social. Les infrastructures sportives doivent servir plus largement à la population, pour découvrir un sport, s’entraîner ou faire de la compétition.

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