— Published 5 February 2021

L’UCI renforce la sécurité des coureurs et son engagement en faveur du développement durable

Le Comité Directeur de l’Union Cycliste Internationale (UCI) s’est réuni les 3 et 4 février. Du fait des restrictions de déplacement toujours en vigueur au niveau mondial en raison de la crise sanitaire (pandémie de coronavirus), la réunion de l’organe exécutif de la Fédération a une nouvelle fois eu lieu sous forme de visioconférence, et non en marge des récents Championnats du Monde Cyclo-cross UCI d’Ostende (Belgique) comme prévu initialement. Le Comité Directeur de l’UCI a notamment approuvé un plan pour l’amélioration de la sécurité des coureurs, approuvé une nouvelle stratégie en faveur du développement durable, décerné le label UCI Bike City à de nouvelles villes et régions, et attribué l’organisation de plusieurs événements.

Le Comité Directeur de l’UCI a approuvé la mise en œuvre d’une série de mesures en faveur de la sécurité des coureurs, dont les principes clés avaient été acceptés au mois de décembre dernier par les représentants de toutes les familles du cyclisme – équipes, coureurs et organisateurs –, à l’issue d’un long processus de consultation, et qui avaient été approuvées par le Conseil du Cyclisme Professionnel (CCP) lors de sa réunion des 2 et 3 février dernier.

Des changements ambitieux ont été approuvés, pour lesquels les coureurs et les équipes devront parfois modifier leurs habitudes et pratiques, et les organisateurs prendre en compte de nouvelles directives s’agissant de l’organisation de leurs épreuves.

S’agissant des organisateurs, les mesures de sécurité figurant dans les différents guides publiés par l’UCI à l’intention des différentes parties prenantes (organisateurs, conducteurs de véhicules, régulateurs, production TV, équipes, etc.) seront révisées – en vue de leur renforcement – lorsque cela est nécessaire3.

De nouvelles dispositions au sujet de l’organisation du ravitaillement des coureurs sur les épreuves ont par exemple été décidées et plus particulièrement l’obligation de mettre en place des zones de collecte de déchets tous les 30 à 40 km de manière à offrir aux coureurs la possibilité de se débarrasser de tout déchet ou bidon2.

Concernant la sécurisation des secteurs sensibles, en particulier la zone d’arrivée et son barriérage, il a été décidé la mise en œuvre de plusieurs mesures sur les épreuves (par exemple au sujet du lestage ou du positionnement des barrières sur la ligne d’arrivée afin d’éviter tout espace entre ces dernières), qui entreront en vigueur sans délai. Dans un second temps (au cours de l’année 2021), un ensemble de standards concernant les barrières utilisées dans le final des épreuves, en particulier lors d’arrivées au sprint massif, sera établi, sous la conduite d’experts (ces standards devront nécessairement être élaborés en concertation avec les parties prenantes et devront intégrer les spécificités du cyclisme professionnel moderne). Ces standards relatifs aux barrières seront ainsi mis en application progressivement par les organisateurs d’épreuve au cours de la saison 2022. L’UCI ajustera le planning de mise en application de ces nouveaux standards au cours de la saison 2022 en fonction de l’évolution de leur élaboration.

L’amélioration et la modernisation des spécifications concernant les éléments de protection des obstacles utilisés sur les parcours3 et l’harmonisation de la signalisation utilisée seront également revus3. En lien avec l’harmonisation des pratiques, la communication avec les coureurs lors de prises de décisions importantes sera renforcée, et un protocole plus détaillé s’agissant de la neutralisation des épreuves sera élaboré3.

Enfin, chaque organisateur d’épreuve devra désigner et former un Responsable Sécurité de l’Epreuve au sein de sa structure1 ; l’UCI développera le contenu de la mission de ces Responsables et mettra en place un système de certification basé sur l’expérience et la formation3.

Par ailleurs, des directives plus strictes s’agissant du comportement des différents acteurs présents à l’échelon course (conducteurs des motos et voitures, mais également les pilotes des hélicoptères de prise de vue) ont été décidées1. La création d’un « log book » (carnet d’expérience), qui permettra le suivi de l’expérience des conducteurs et conduira à la mise en place d’un système de permis à points pour les conducteurs évoluant à l’échelon course sera progressivement mise en oeuvre3. Dès les prochaines semaines, la mise en place d’un briefing de l’ensemble des conducteurs, plus élaboré et structuré, avant le départ de chaque épreuve, sera conduit conjointement par le Président du Collège des Commissaires de l’épreuve et l’organisateur1.

Ces mesures concrètes sont accompagnées de la création au sein du Département des Sports de l’UCI d’un poste de Manager Sécurité, dédié à la sécurité et à la supervision de la sécurité des épreuves du Calendrier International Route UCI1. Ce poste sera occupé par M. Richard Chassot (SUI), ancien coureur professionnel et organisateur d’événements, notamment du Tour de Romandie, une épreuve de l’UCI WorldTour. A la suite de son engagement par l’UCI, pour une durée d’un an en tant que consultant, et afin d’éviter tout conflit d’intérêts, M. Chassot a démissionné de son poste de Directeur Général de l’Association Internationale des Organisateurs de Courses Cyclistes (AIOCC). Il n’interviendra par ailleurs pas en tant que Manager Sécurité lorsqu’il s’agira d’examiner l’épreuve dont il chapeaute l’organisation.

Avec la collaboration d’un prestataire indépendant spécialisé dans la collecte et l’analyse de données, l’UCI a entrepris l’élaboration d’une base de données portant sur les incidents et accidents survenus lors des épreuves majeures de l’UCI WorldTour sur les cinq dernières années, qui permettra notamment de cibler plus efficacement les actions à mener par l’UCI s’agissant de la sécurité en course1.

Toujours avec l’appui d’un prestataire indépendant, et avec l’aide de nouvelles technologies, un outil permettant aux organisateurs de bénéficier d’une évaluation des risques présentés par les parcours proposés, et ce plusieurs semaines avant le départ de leurs épreuves, est d’ores et déjà en cours de développement1 ; cet outil permettra à l’UCI et aux organisateurs de cibler leurs actions de sécurisation des parcours et d’identifier les risques potentiels en amont des épreuves.

Le Comité Directeur de l’UCI a également décidé de renforcer la règlementation au sujet des comportements potentiellement dangereux des coureurs, parmi lesquels le jet d’un bidon sur la chaussée2 ou au sein du peloton (qui pourrait poser des problèmes aux coureurs qui suivent), et l’adoption de positions à risque sur le vélo (en particulier le fait de s’asseoir sur le tube horizontal du vélo)2. La réglementation a également été revue s’agissant des jets de déchets et bidons hors des zones dédiées à cet effet2.

Le non-respect de ces dispositions fera l’objet d’avertissements de la part des Commissaires, dans un premier temps dans un cadre pédagogique, puis de sanctions systématiques (pouvant aller jusqu’à la mise hors compétition) à partir du 1er avril 20212. L’UCI souhaite en effet sensibiliser les coureurs aux changements durant quelques mois. Une campagne d’information et de promotion des mesures sera mise en œuvre à l’intention non seulement de ces derniers, mais également des équipes et des Commissaires, afin de s’assurer que chacun connaisse et comprenne les nouvelles dispositions et leurs conséquences.

Un meilleur encadrement du matériel utilisé par les équipes pouvant poser des problèmes de différentes natures (en particulier les freins à disque ou les porte-bidons) sera discuté au sein de la Commission Matériel de l’UCI, qui sera appelée à travailler sur ces sujets spécifiques en lien avec les industriels et les différentes parties prenantes du sport3.

1 Mesures qui seront mises en œuvre rapidement (au plus tard le 8 février 2021).
2 Mesures qui seront mises en œuvre au 1er avril 2021, après une période d’adaptation des coureurs, des équipes, des organisateurs et des Commissaires.
3 Mesures qui seront mises en œuvre au cours de l’année 2021.

La majorité des mesures mentionnées entreront donc en vigueur dès le début de cette saison, tandis qu’une partie d’entre elles entreront en vigueur ultérieurement. Les mesures pertinentes s’appliqueront dans un premier temps aux épreuves de l’UCI WorldTour et de l’UCI Women’s WorldTour, puis pourront progressivement être appliquées à l’ensemble des épreuves du Calendrier International Route UCI.

S’agissant de la sécurité des coureurs toujours, mais dans le domaine médical, après la publication à la mi-décembre 2020 d’un protocole de prise en charge des commotions cérébrales très bien accueilli par les différents acteurs du cyclisme, l’UCI a décidé d’élaborer un outil pratique destiné à favoriser son application. Des fiches de synthèse des principaux signes de suspicion de commotion cérébrale, à rechercher chez tout coureur après une chute, seront distribuées aux acteurs concernés, professionnels de la santé ou non. Elles se présenteront en format de poche pour faciliter leur utilisation sur le terrain.

Malgré la situation actuelle compliquée, le bien-être des coureurs demeure un élément central pour l’UCI.
A cet égard, dans le cadre de sa stratégie permanente de renforcement et de développement du cyclisme professionnel féminin, le Comité Directeur de l’UCI a décidé d’apporter une contribution financière à la section féminine du CPA (Cyclistes Professionnels Associés), l’association reconnue représentant l’ensemble des cyclistes professionnels sur route. Cette contribution vient s’ajouter à celle qu’il avait approuvée pour l’UNIO, l’association reconnue représentant les équipes professionnelles féminines UCI. En outre, le Comité Directeur a décidé d’apporter une contribution exceptionnelle de 400’000 euros au fonds de reconversion des coureurs professionnels masculins géré par le CPA.  Ce fonds, créé par l’UCI en 2002 et dont la gestion a été transférée au CPA en 2012, présente un déficit structurel accumulé depuis plusieurs années, et ce avant même le transfert mentionné, en raison notamment de la croissance du peloton professionnel masculin. Le Comité Directeur a confirmé qu’il travaillera en étroite collaboration avec le CPA et qu’il le soutiendra, à la fois pour relever les défis structurels futurs liés au fonds et pour créer un fonds pour les coureuses.

La gestion de la crise sanitaire actuelle a elle aussi fait l’objet d’une attention particulière. Le Comité Directeur de l’UCI a relevé que la crise avait été bien gérée par la Fédération en 2020, en particulier au travers de la mise en place rapide de protocoles sanitaires stricts et efficaces, d’un réaménagement cohérent du Calendrier International UCI en lien avec les annulations et reports d’événements, et de la collaboration de toutes les parties prenantes. Ces trois éléments combinés ont permis la tenue de nombreuses compétitions majeures, à l’image de plusieurs Championnats du Monde UCI (route et mountain bike entre autres) et d’épreuves sur route prestigieuses (comme les trois Grands Tours et la majorité des Classiques). Le Comité Directeur s’est également félicité du succès des tout récents Championnats du Monde Cyclo-cross UCI d’Ostende : disputés à huis clos dans un contexte de stricte application de protocoles sanitaires renforcés, ils ont demandé des sacrifices à toutes leurs parties prenantes, mais l’événement a malgré tout remporté un succès réjouissant. A titre d’exemple, la VRT (organisme public de la radiodiffusion flamande) a enregistré l’une des meilleures audiences de l’histoire de l’événement : la course des Femmes Elite a battu le record précédent avec plus de 812’000 téléspectateurs pour une part d’audience de 64,2 %, tandis que près de 1,4 millions de téléspectateurs ont suivi l’épreuve des Hommes Elite (part d’audience : 78,9 %).

La saison 2021 s’annonçant elle aussi compliquée, le Comité Directeur a longuement discuté, avec le Directeur Médical de l’UCI, le Professeur Xavier Bigard, de l’évolution de la situation et de celle des protocoles sanitaires, en vue de la bonne tenue de la saison 2021 dans toute la mesure du possible. Ont en particulier été relevées l’apparition de vaccins contre le Covid-19 ayant démontré un haut niveau de protection – et donc très encourageants dans la perspective d’une sortie de crise –, l’évolution des tests biologiques de détection du coronavirus et l’apparition de nouvelles formes mutées de ce dernier changeant son comportement dans le sens d’une plus grande contagiosité. Dans un souci d’anticipation maximale, ces évolutions justifient l’ajustement des protocoles Covid-19 publiés en 2020 par l’UCI pour l’ensemble des disciplines du cyclisme.
De plus amples informations à ce sujet seront communiquées en temps utile aux différentes parties prenantes, qui continueront d’être régulièrement consultées tout au long de la saison. Par ailleurs, l’UCI continuera de publier et de mettre à jour en permanence sur son site internet le suivi des événements du Calendrier International UCI reportés ou annulés.

Dans ce contexte difficile, le Comité Directeur a réitéré l’engagement de l’UCI aux côtés du Comité International Olympique (CIO) pour assurer le bon déroulement des Jeux Olympiques de Tokyo (23 juillet au 8 août 2021). L’UCI a notamment confirmé les dates des événements tests restants (BMX Freestyle les 24 et 25 avril, et cyclisme sur piste le 25 avril).

Comme pour la saison 2020, le Conseil du Cyclisme Professionnel et le Comité Directeur de l’UCI ont approuvé une série de dispositions particulières visant à offrir en 2021 une plus grande flexibilité aux acteurs du cyclisme sur route durement éprouvés par la crise sanitaire. C’est dans cette perspective que, par exemple, à la suite de la demande des trois Fédérations Nationales concernées (France, Espagne et Italie), le nombre maximum de coureurs au départ des Grands Tours a été exceptionnellement porté à 184 au lieu de 176 habituellement. Cette augmentation de huit coureurs permettra aux organisateurs qui le souhaitent d’inviter une équipe supplémentaire sur leur épreuve sous le régime de la « wild card ». Toutefois, le nombre de coureurs par équipes au départ des Grands Tours restera fixé à huit. Cette dérogation, applicable uniquement en 2021, offrira des opportunités de compétition supplémentaires au plus haut niveau à plusieurs équipes et à de nombreux coureurs dans une période où elles ont été réduites de manière significative.

S’agissant des programmes de solidarité, fondamentaux pour le développement équitable du cyclisme, le Comité Directeur de l’UCI a pris connaissance du bilan des activités réalisées en 2020 par le Centre Mondial du Cyclisme (CMC) UCI. En dépit des difficultés rencontrées durant l’année, ce dernier a continué à soutenir les Fédérations Nationales membres de l’UCI dans leurs efforts pour développer le cyclisme sur leurs territoires respectifs. Au total, 36 projets (liés à l’éducation, à la fourniture de matériel ou au financement de projets) ont été réalisés en 2020. Les mesures de lutte contre la coronavirus, confinement en particulier, ont contraint le CMC UCI à repenser la manière dont il pouvait mettre en œuvre le programme de solidarité de l’UCI. Il a été décidé que les projets relatifs aux camps d’entraînement des athlètes et à l’organisation de compétitions seraient annulés. En ce qui concerne les projets liés à l’éducation, une plateforme en ligne a été développée pour dispenser à distance tous les cours de niveau 1. La première partie de 2021 consistera à finaliser les projets différés en 2020. L’UCI apportera par ailleurs son soutien aux Confédérations Continentales qui en ont besoin dans l’organisation pratique de leur Congrès 2021, Congrès particulièrement importants en cette année électorale et qui seront en grande partie organisés en version virtuelle.

En 2020, les restrictions imposées aux populations pour lutter contre la pandémie de Covid-19 ont incité de nombreuses personnes à se mettre au vélo, soit dans le cadre de leurs loisirs, soit pour se déplacer. Ce phénomène a conduit à une croissance impressionnante de l’usage du vélo dans le monde. En tant qu’organisme chargé du développement et de la promotion du cyclisme au niveau international, l’UCI intensifie les efforts qu’elle entreprend depuis de nombreuses années dans ce domaine. Dans la continuité du travail accompli dans le cadre de l’Accord-cadre de l’Organisation des Nations Unies (ONU) « Le sport au service de l’action climatique », signé par l’UCI en 2020, le Comité Directeur a approuvé les principes fondamentaux de la Stratégie de durabilité de l’UCI visant à faire du cyclisme l’un des sports les plus durables du monde. Cette stratégie repose sur les quatre piliers suivants :

  • L’engagement de l’UCI en faveur de la durabilité : le Comité Directeur de l’UCI a approuvé une Politique de durabilité visant à intégrer dans le futur la gouvernance environnementale, sociale et économique dans les opérations et les processus de décision de l’UCI.
  • L’action climatique de l’UCI : la Fédération promouvra une plus grande responsabilité environnementale auprès des acteurs de son sport en développant globalement les connaissances en matière de pratiques durables et en prenant des mesures de réduction de ses impacts.
  • Le cyclisme de demain : la durabilité du cyclisme requerra non seulement de l’innovation et le soutien d’un avenir à faible émission de carbone, mais aussi des mesures visant à augmenter la diversité et l’inclusion dans le sport.
  • L’advocacy – le cyclisme pour tous et les objectifs de développement durable des Nations Unies : les activités liées au vélo pour tous permettront à l’UCI de renforcer l’impact social positif du vélo et de développer de nouveaux partenariats qui viendront soutenir les objectifs de développement durable des Nations Unies.

L’UCI dévoilera les détails de sa Stratégie de durabilité au mois de juin prochain après l’avoir développée avec ses parties prenantes. Elle produira par ailleurs, avec du soutien externe, des directives de durabilité pour la communauté cycliste mondiale, des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre basés sur la science, un plan de mise en œuvre sur dix ans et de nouvelles initiatives pour soutenir les objectifs de durabilité de l’UCI.

Dans une perspective globale, les membres du Comité Directeur de l’UCI ont salué le fait que, comme le démontre un document publié en décembre 2020 par la Fédération et intitulé « Réaliser l’Agenda 2022 – bilan intermédiaire à fin 2020 », de nombreux projets ont été réalisés depuis l’élection de David Lappartient à la Présidence de l’UCI ou le seront à court et moyen terme. Sur l’ensemble des objectifs annoncés en 2018, près des trois quarts ont en effet été totalement ou presque entièrement réalisés, tandis que l’UCI continue de travailler à la réalisation de tous ceux qui sont restés pertinents à ce jour. La modernisation du cyclisme se poursuit, en témoignent des nouveautés comme les premiers Championnats du Monde Cyclisme Esport UCI, organisés le 9 décembre 2020, ou l’apparition d’autres nouveaux formats sous l’égide de l’UCI (E-mountain bike et BMX Freestyle par exemple).

En raison des incertitudes qui continuent de peser sur l’année à venir, l’UCI demeurera cependant prudente et vigilante en matière de gestion de ses différentes activités et de son service administratif.

Le Comité Directeur a tenu à féliciter les membres représentant le cyclo-cross nouvellement élus de la Commission des Athlètes de l’UCI, Steve Chainel (FRA) et Katerina Nash (CZE), tous deux élus par leurs pairs lors des Championnats du Monde Cyclo-cross UCI d’Ostende pour les représenter du Congrès 2021 au Congrès 2025 de l’UCI, qui se tiendront tous deux en marge des Championnats du Monde Route UCI. La commission est composée de 20 membres, chaque discipline – cyclo-cross, paracyclisme, BMX Racing, mountain bike cross-country, mountain bike descente, trial, BMX Freestyle, route, piste et cyclisme en salle – étant représentée par deux coureurs, un homme et une femme. Les représentants des autres disciplines seront élus à l’occasion de leurs Championnats du Monde UCI respectifs en 2021. La commission dispose d’un rôle consultatif qui lui permet de soumettre des propositions au Comité Directeur de l’UCI sur divers sujets intéressant les athlètes. Son Président, qui sera élu lors de la première réunion de la commission en novembre prochain suivant les différentes élections, sera automatiquement membre du Comité Directeur de l’UCI pour cette même période.

Concernant l’antidopage, le Comité Directeur a salué la mise en place au sein de l’Agence de Contrôles Internationale (ITA) de l’Unité Cyclisme, en charge de la lutte contre le dopage dans le cyclisme. Celle-ci est pleinement opérationnelle depuis le 1er janvier de cette année. L’Unité Cyclisme garantit que l’expertise acquise par la Fondation Antidopage du Cyclisme (CADF) sera conservée. Cette réorganisation stratégique de la lutte antidopage dans le cyclisme permet à ce dernier de renforcer sa position de leader dans la protection des athlètes propres.

Dans le cadre de la promotion du vélo pour tous, le Comité Directeur de l’UCI a décidé d’attribuer le label UCI Bike City à quatre nouvelles villes et régions, en reconnaissance de leur stratégie en faveur du développement et de la promotion de la pratique du vélo au quotidien, et de leur engagement dans l’organisation d’épreuves du Calendrier International UCI. Il s’agit de la région de la Flandre (Belgique), du Val di Sole (Italie), de Fayetteville (Etats-Unis d’Amérique) et de Wollongong (Australie). Ces derniers recevront officiellement leur label lors du prochain Forum Mobilité et UCI Bike City cet automne (date et lieu à confirmer).

Depuis 2016, outre les quatre nouveaux lauréats, quatorze villes et régions ont reçu le label UCI Bike City : Bergen (Norvège), la province de la Drenthe (Pays-Bas), l’île de Fionie (Danemark), la province de la Gueldre (Pays-Bas), Heusden-Zolder (Belgique), la province du Limbourg et la ville de Valkenburg (Pays-Bas), Saint-Quentin-en-Yvelines (France), Vancouver (Canada), Woensdrecht (Pays-Bas), le Yorkshire (Grande-Bretagne), Copenhague (Danemark), Glasgow (Grande-Bretagne), Paris (France) et le Land du Tyrol (Autriche).

A propos des lauréats :

Flandre (Belgique)
Hôte de nombreux événements UCI par le passé, la Flandre accueille les Championnats du Monde Cyclo-cross UCI et les Championnats du Monde Route UCI en 2021.
La politique cycliste de la région flamande a été adoptée en 2016. Ses priorités s’articulent autour du développement de l’usage du vélo (pour se rendre au travail et à l’école) et de l’amélioration de la sécurité routière pour les cyclistes. Une nouvelle stratégie pour le vélo sera mise en œuvre en vue des Championnats du Monde Route UCI 2021. Elle facilitera la collaboration entre toutes les instances gouvernementales, les établissements d’enseignement et de recherche, et les organisations et plateformes sociales, afin de renforcer la politique cycliste en vigueur actuellement. Les investissements consacrés à l’infrastructure cycliste devraient être portés à 300 millions d’euros par an d’ici 2024, sachant qu’une enveloppe de plus de 150 millions d’euros a été débloquée en 2019. Le réseau d’autoroutes pour vélos en Flandre comporte 119 routes, pour un total de 2’650 km, les résidents de la région utilisant leur vélo pour 16 % de leurs trajets quotidiens. Le plan de sécurité routière de la Flandre fixe un ambitieux objectif : zéro accident mortel d’ici 2050.

Val di Sole (Italie) 
Très axée sur les événements off-road, Val di Sole a organisé de nombreux Championnats du Monde UCI et manches de Coupe du Monde UCI de mountain bike, four-cross et trial. En 2021, elle sera le théâtre des Championnats du Monde Mountain Bike UCI.
La stratégie pluriannuelle en faveur du vélo de la station italienne, qui vise à augmenter sa pratique de 15 à 20 %, bénéficie du soutien des élus. Elle comporte de nombreuses initiatives, parmi lesquelles l’extension du réseau de pistes cyclables, le financement des associations cyclistes locales, des campagnes incitant les habitants à se rendre au travail à vélo et des opportunités de bénévolat sur les événements UCI. Val di Sole consacre environ 10 % de son budget au vélo. Les infrastructures existantes, qui mettent l’accent sur la pratique en off-road, proposent 35 km de pistes cyclables, le Val Di Sole Bike Park, plusieurs parcs et pump tracks destinés aux enfants, et quelque 300 km de sentiers de mountain bike. Les campagnes de sécurité routière et de réduction de la vitesse ont notamment ciblé les cols emblématiques de la région. Par ailleurs, des ateliers d’initiation et des événements sur routes fermées sont organisés pour les enfants.

Fayetteville (Etats-Unis d’Amérique)
Fayetteville, qui accueillera les Championnats du Monde Cyclo-cross UCI 2022, a consacré d’importants investissements à la discipline, avec une série d’événements lancée en 2019 par le FayetteCross.
La ville a élaboré un plan général complet en faveur du vélo, dont la dernière mouture, publiée en 2020, vise à construire un réseau d’aménagement cyclables pour « tous les âges et tous les niveaux de pratique ». Au cours des dix prochaines années, la ville compte ainsi créer un réseau de 160 km de pistes cyclables goudronnées et ajouter des voies aux axes routiers desservant les points d’intérêt et les zones résidentielles. A ce jour, la ville compte plus de 75 kilomètres de pistes cyclables et deux tiers de ses résidents se déplacent déjà régulièrement à vélo. L’« Active Transportation Plan » de Fayetteville vise à ce que tout résident de la ville dispose d’un accès à une piste cyclable dans un rayon de 800 mètres autour de son domicile. Il a également pour objectif de porter à 15 % la part modale des transports actifs. En moyenne, la ville consacre 19 % de son budget annuel des transports à des projets dédiés au vélo depuis les cinq dernières années. Des initiatives portant sur la sécurité routière et l’apprentissage du vélo chez les enfants sont régulièrement organisées. De plus, le plan mobilité de la ville prévoit des enquêtes de grande envergure auprès de la population afin de mesurer et évaluer les avancées réalisées.

Wollongong (Australie)
Wollongong accueillera les Championnats du Monde Route UCI 2022, ainsi que les Australian 2022 Masters et les Championnats Nationaux Juniors.
La « Stratégie cycliste 2030 » de la ville, qui définit une vision sur 10 ans faisant du vélo le moyen de transport privilégié de la population, a récemment été soutenue et adoptée par le Conseil municipal. Elle comporte des objectifs aussi nombreux qu’ambitieux, qui permettront de mesurer son efficacité. Dans son programme de travaux prioritaires quadriennal, le Conseil municipal consacre une enveloppe de 29 millions de dollars aux projets d’infrastructures liés au vélo, soit 21 % des dépenses affectées aux transports. Depuis 2013, Wollongong a construit, rénové et amélioré 27 km de voies partagées et de pistes cyclables. D’ici à 2030, elle entend proposer 50 km supplémentaires de voies cyclables sur route et 35 km de pistes cyclables hors route. En partenariat avec l’initiative Ride Nation d’AusCycling, Wollongong a mis en place le premier programme d’apprentissage et de formation autour du vélo, qui verra 10’000 stagiaires prendre des leçons et 1’000 enseignants suivre une formation d’instructeurs.

S’agissant des événements, le Comité Directeur de l’UCI a procédé aux attributions suivantes :

  • Jeux Mondiaux de la Jeunesse Trial UCI 2021 :  Cordon (France), du 23 au 25 juillet
  • Championnats du Monde BMX UCI 2026 : Brisbane (Australie), du 21 au 26 juillet.

Après l’annulation des Championnats du Monde Piste Paracyclisme UCI 2021 de Rio de Janeiro (Brésil), annoncée au mois de décembre dernier, et avoir cherché une solution pour que l’événement puisse tout de même se tenir cette année, l’UCI a malheureusement dû prendre la difficile décision de renoncer à l’organisation de ce dernier en 2021.

Quant aux Championnats du Monde Piste Juniors UCI 2021 initialement prévus au Caire (Egypte) du 5 au 9 avril, ils seront reportés à une date ultérieure en 2021 du fait des restrictions de voyage imposées en raison de la pandémie de Covid-19. Il est en effet important de s’assurer d’une bonne participation lors de ces Mondiaux UCI, les athlètes Juniors ayant été particulièrement éprouvés par les restrictions mentionnées. Les nouvelles dates de l’événement seront communiquées dès que possible.

Le Comité Directeur de l’UCI a par ailleurs approuvé les calendriers suivants :

De plus, dans le cadre du système de qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo, le Comité Directeur de l’UCI a approuvé les épreuves suivantes comme épreuves qualificatives :

  • Coupe du Monde BMX Supercross UCI 2021 : Stuttgart (Allemagne), les 8 et 9 mai
  • Coupe du Monde BMX Supercross UCI 2021 : Bogota (Colombie), les 29 et 30 mai.

Ces manches de la Coupe du Monde BMX Supercross UCI 2021 seront donc les derniers événements qualificatifs pour le BMX Racing lors des JO de Tokyo qui se dérouleront en juillet prochain. En outre, deux autres manches de la Coupe du Monde BMX Supercross UCI seront organisées d’ici la fin 2021 à Sakarya (Turquie).

A l’issue des deux jours de réunion, le Président de l’UCI David Lappartient a déclaré : « La sécurité et le bien-être des coureurs sont au cœur des préoccupations de l’UCI. Je me réjouis que plusieurs décisions aient été prises dans ce sens, notamment une série de mesures sans précédent en faveur du renforcement de la sécurité sur les épreuves sur route et le soutien au CPA et au CPA Women, les organismes qui représentent les coureurs et les coureuses, dans cette période difficile pour tous les acteurs de notre sport.

« Le contexte actuel a mis en évidence le formidable potentiel de développement du vélo, les restrictions mises en place par les autorités partout dans le monde ayant favorisé une croissance impressionnante de l’usage de la bicyclette. Soucieuse de jouer un rôle moteur dans la promotion de cette dernière, l’UCI a posé les bases de sa stratégie en faveur du développement durable, un domaine dans lequel elle renforcera ses activités. Je tiens à cet égard à souhaiter la bienvenue aux nouvelles villes et régions ayant obtenu le label UCI Bike City, qui viennent rejoindre ce mouvement historique de croissance du cyclisme.

« Après une année 2020 durant laquelle l’UCI s’est beaucoup investie pour assurer avec succès la tenue du maximum d’événements majeurs en dépit de la pandémie de Covid-19, elle continuera de suivre l’évolution de la situation avec toutes ses parties prenantes et d’adapter son dispositif, notamment ses protocoles sanitaires, afin d’assurer le meilleur déroulement possible de la saison 2021. »

La prochaine réunion du Comité Directeur de l’UCI se tiendra à Lausanne (Suisse) les 2 et 3 juin 2021.