— Publié le 28 septembre 2018

Les Kényans ne sont pas les Russes

Athlétisme

Le Kenya n’est pas la Russie. Telle est, en substance, la conclusion du rapport mené par l’Agence mondiale antidopage (AMA) sur le dopage dans l’athlétisme kényan. Menée en collaboration avec l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU), l’enquête a duré 21 mois. Elle relève que « les pratiques de dopage observées chez les athlètes kényans ne semblent pas sophistiquées, interviennent de manière opportuniste sans preuve d’une quelconque coordination, et il n’existe pas de preuve d’un système institutionnalisé. » En clair, les Kényans se dopent (138 cas positifs recensés depuis 2004), mais ils le font de façon isolée et avec des pratiques artisanales. Pour preuve leur utilisation massive, constatée par les enquêteurs de l’AMA, de la nandrolone, un stéroïde anabolisant facilement détectable, et de l’EPO. Un laboratoire d’analyses sanguines approuvé par l’AMA a récemment été ouvert au Kenya.