— Publié le 3 janvier 2022

La bulle est restée hermétique

Tokyo 2020

Tokyo

L’étude est tardive, mais elle met fin au débat. Selon une enquête du Dr Saito Tomoya, directeur du Centre de préparation et de réponse aux urgences de l’Institut national japonais des maladies infectieuses (NIID), les Jeux de Tokyo 2020 n’ont pas été à l’origine d’une propagation du coronavirus entre les participants et la population locale. Des cas positifs ont été enregistrés dans les deux camps, pendant la période des Jeux olympiques et paralympiques, mais il n’étaient pas liés. L’étude conduite par le scientifique japonais révèle que la variante dominante du SRAS-CoV-2 au Japon, AY.29, est probablement issue de la souche Delta initiale, entrée dans le pays vers le mois de mai, soit deux mois avant les Jeux. Cette variante n’est endémique nulle part ailleurs dans le monde. “Cela signifie qu’il n’y a aucune preuve que le virus ait été propagé dans le reste du monde par les participants à Tokyo 2020. Et l’absence d’épidémie autre que l’AY.29 au Japon signifie que les souches virales qui ont été apportées par les participants ne se sont pas propagées au Japon“, a expliqué Saito Tomoya. Cette affirmation est étayée par la répartition des cas de COVID-19 entre les athlètes et les officiels d’un côté, et les autres participants accrédités aux Jeux de l’autre. Comme ces derniers étaient en grande partie des résidents japonais vivant à Tokyo ou dans ses environs, le nombre de cas parmi eux a augmenté en même temps que les cas locaux. En outre, le taux de reproduction du COVID-19 au Japon, qui avait bondi depuis début juin, a commencé à diminuer autour du début des Jeux olympiques, le 23 juillet. Pour rappel, seulement 33 cas positifs ont été enregistrés parmi les habitants du village, pour 11 300 athlètes. Dans le même temps, 464 cas de COVID-19 ont été recensés parmi les dizaines de milliers de parties prenantes accréditées.