Le président de l’Agence mondiale antidopage Witold Bańka s’est rendu à Nairobi la semaine passée. Il a rencontré les responsables locaux de la lutte antidopage, mais aussi le président de la République, William Kipchirchir Samoei Arap Ruto. L’occasion pour l’AMA de rappeler l’importance des efforts pour assurer l’intégrité du sport, d’autant plus avec les Championnats du monde d’athlétisme 2029 en ligne de mire pour le Kenya.
« Le Kenya se proclame fièrement la Maison des Champions. Mais pour que cette maison reste respectée et crédible, elle doit aussi être propre. C’est pourquoi le Kenya doit avoir une forte culture du sport propre, une tolérance zéro pour le dopage et une approche plus déterminée pour prévenir et combattre le dopage, insiste Witold Bańka. Je suis encouragé par la bonne compréhension de ce message et du soutien de la part du président Ruto et du gouvernement. Une agence antidopage forte et indépendante est essentielle au Kenya pour protéger les sportifs propres et l’intégrité du sport kényan, et elle doit être correctement soutenue et renforcée. »
L’ampleur de la tâche est importante puisqu’une centaine d’athlètes kenyans sont actuellement suspendus, dont Albert Korir, ancien vainqueur du marathon de New York, et Ruth Chepngetich, recordwoman du monde du 41.195 mètres. L’an passé, l’AMA avait pointé l’incapacité de l’Organisation nationale antidopage du Kenya (ADAK) « à répondre à plusieurs exigences critiques ». L’ADAK avait ensuite été placée sur la « liste de surveillance » de l’AMA, avant d’en sortir grâce à ses progrès. Witold Bańka a souligné qu’il fallait que les autorités kényanes s’engagent elles aussi « dans une approche plus agressive envers ceux qui détruisent l’image du pays, sa réputation, et ses athlètes ».

