Le Conseil de la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS) s’est réuni à Genève pour évoquer trois sujets majeurs. Le premier : la situation financière, pas optimale après le mandat de Johan Eliasch. La FIS a joué la transparence avec les fédérations nationales. « La FIS se trouve à un moment critique qui exige une action immédiate et décisive, affirme le président Alexander Ospelt, qui s’est engagé à réduire les dépenses. Le Conseil de la FIS a approuvé toutes les mesures structurelles et financières nécessaires. Les objectifs sont clairs : rétablir la discipline financière, retrouver la viabilité financière et préserver l’avenir à long terme de la FIS et de l’écosystème mondial des sports de neige. »
Autre sujet mis sur la table : la possibilité d’organiser des Championnats du monde en 2028 pour avoir un grand rendez-vous chaque année, alors que les Mondiaux étaient jusque-là cantonnés aux années impaires. Une étude de faisabilité a été menée, mais ses conclusions ont mis en évidence le risque posé par les délais serrés, tant pour la qualité de l’organisation que pour le potentiel de création de valeur. Le Conseil a donc décidé d’abandonner l’idée, mais laisse la porte ouverte pour 2032, le prochain créneau disponible – des Championnats du monde sont prévus en 2027, en 2029 et en 2031, et les JO auront lieu en 2030.
Le soutien du combiné nordique, récemment exclu du programme olympique, a également alimenté les discussions. De nouvelles idées seront testées dès cet hiver, notamment des formats de compétition innovants, afin d’accroître la portée et l’attrait de la discipline. La FIS insiste notamment sur l’importance d’avoir un site commun (dans l’idéal) pour le ski de fond et le saut à ski, et sur le respect d’un format de 60 minutes, adapté à la retransmission télévisée.

