— Publié le 17 septembre 2026

Sites, revenus, gouvernance... Le CIO « rassuré, confiant et enthousiaste » après sa visite à Lyon

Alpes françaises 2030 Focus

Le hasard du calendrier a fait que la commission de coordination du CIO est arrivée à Lyon alors que le comité d’organisation des Alpes 2030 venait tout juste de se séparer de son président Edgar Grospiron. Pierre-Olivier Beckers et Vincent Roberti ont fait le bilan de cette visite mercredi lors d’une conférence de presse. Ils ont passé une quarantaine de minutes devant les journalistes. Malgré le contexte, les deux hommes ont martelé leur confiance et leur optimisme : les Alpes 2030 avancent dans la bonne direction.

Le plan directeur des sites au grand complet

L’ombre d’Edgar Grospiron planait évidemment au-dessus de l’Hôtel Sofitel Lyon Bellecour. Pierre-Olivier Beckers, président de la CoCom, l’a remercié pour son énergie et sa contribution au projet, en rappelant qu’il resterait « la cheville ouvrière de cette première phase de la vie du COJOP », consacrée à la planification stratégique. « Il était opportun que je lui rende hommage et que je salue son sens des responsabilités », a-t-il déclaré dès les premières minutes de cette conférence de presse. Il s’est aussi félicité des étapes franchies depuis la dernière réunion de la CoCom en décembre – vision des Jeux, emblèmes, programme sportif, stratégie d’achats à impact pour impliquer le tissu local…

À Lyon, l’accent était logiquement mis sur le pôle glace. Le plan directeur des sites est désormais « complet, définitif et optimisé » : le hockey sur glace se partagera entre l’Arena de Décines-Charpieu et la Halle Tony Garnier, tandis qu’EurExpo et ses halles d’exposition accueilleront le curling, le short track, le patinage artistique ainsi que le centre principal des médias. Vincent Roberti, président du COJOP par intérim, a salué les « sites magnifiques » de la métropole et les facilités de déplacements : « On avait presque l’embarras du choix. » Le schéma final permet selon lui de conjuguer des Jeux à sensation pour les athlètes et des Jeux synonymes de partage pour le public.

Les jauges seront « importantes » et Lyon, en tant que « porte d’entrée sur les Alpes », offre « des perspectives plus larges pour les Français pour venir voir les Jeux » grâce à sa desserte et son réseau de transports. Il a aussi rappelé que le transfert du pôle glace était une « preuve d’agilité », dont il faut toujours savoir faire preuve pour un projet comme celui-ci. Dernière annonce concernant le plan directeur : Courchevel accueillera les épreuves de vitesse de ski alpin des hommes et des femmes, tandis que Val d’Isère organisera les épreuves techniques.

« Les fondations sont solides »

Beckers a exprimé sa « grande confiance pour la prochaine phase des préparatifs », marquée par l’arrivée de nouveaux partenaires, la définition du concept des cérémonies ou la réflexion sur les sites de célébration. Il s’est dit « rassuré par les avancées importantes réalisées par le département des revenus avec une promesse de revenus, sur la base de contrats déjà annoncés ou à annoncer bientôt, qui mettent le projet des Alpes 2030 totalement en ligne à trois ans et demi des Jeux ». Il a reconnu le « travail acharné des équipes de Cyrille Groll », directeur des revenus du COJOP, alors qu’environ 30% de l’objectif de revenus a été sécurisé. « À mon avis, Vincent a toutes les cartes en main pour convaincre les potentiels partenaires commerciaux », sourit-il.

« Le projet continue de gagner en maturité, les structures de gouvernance sont solidement établies, le COJOP continue chaque semaine de renforcer ses capacités. Les fondations des Alpes 2030 sont solides, bien ancrées. La CoCom, je vous le garantis, quitte Lyon très rassurée par les progrès accomplis, confiante et enthousiaste », insiste Pierre-Oliviers Beckers. Parmi les prochains temps forts, Vincent Roberti a évoqué les Rencontres Alpes 2030 qui commenceront fin septembre, pour permettre aux citoyens et aux acteurs économiques de la montagne d’échanger et de « construire les Jeux avec eux ». Le président par intérim a bien veillé à rappeler la ligne directrice du projet : « montrer qu’il existe un chemin entre la sensation et la sobriété ». La prochaine réunion de la CoCom devrait avoir lieu au printemps 2027, sans doute au mois de mai et dans le pôle du Briançonnais.