Cinq pays disposent d’une seule et unique entité, qui remplit à la fois le rôle d’un comité national olympique et d’un comité national paralympique : les Pays-Bas, les États-Unis, la Norvège, l’Arabie saoudite et l’Afrique du Sud. Ils seront bientôt six : le Comité Olympique et Interfédéral Belge (COIB) et le Belgian Paralympic Committee (BPC) ont approuvé leur fusion future pour former le Comité Olympique & Paralympique Belge (COPB) à partir du 1er janvier 2027. Un moment historique pour le sport belge.
« Repousser ensemble nos limites »
Pourquoi fusionner ? Le COIB et le BPC collaboraient déjà étroitement, avec une identité de marque partagée mais aussi des stages de préparation communs. « Cette coopération nous a déjà permis de réaliser de nombreuses avancées, explique Cédric Van Branteghem, CEO du COIB, mais à un moment donné, il est devenu nécessaire de prendre une décision quant à l’avenir. C’est toute l’importance de cette fusion, qui envoie un signal fort : les fédérations croient en notre ambition. » Directement concernés, les athlètes ont aussi été « étroitement associés à ce processus ».
« Nous écrivons un nouveau chapitre de l’histoire du sport belge, se félicite Jean-Michel Saive, président du COIB. Cette décision reflète notre conviction que cette collaboration nous rend plus forts et nous permet de repousser ensemble nos limites. En unissant nos forces, nous construisons un mouvement solide qui place l’excellence sportive, l’inclusion et l’impact sociétal au cœur de ses priorités. »
Une initiative qui en inspirera d’autres ?
« Notre ambition de promouvoir l’inclusion grâce à la magie du sport prend aujourd’hui une nouvelle dimension. A travers cette fusion, nous souhaitons montrer l’exemple aux fédérations sportives et à la société de manière plus générale, abonde Ellen Van Camp, présidente du BPC. Qu’il soit porteur d’une déficience ou pas, chaque individu doit pouvoir y trouver sa place et être considéré à sa juste valeur. Nous nous réjouissons de façonner l’avenir du sport belge ensemble et espérons que cette décision pourra être une source d’inspiration pour d’autres. »
La fusion sera mise en œuvre de manière progressive. « Il faudra certes un peu de temps afin de finaliser cette fusion d’un point de vue opérationnel, mais nous sommes optimistes quant aux nombreuses portes que cela permettra d’ouvrir pour le mouvement para sportif belge », ajoute Olek Kazimirowski, Managing Director du BPC. En plus des synergies qui bénéficieront à toutes les parties, Cédric Van Branteghem espère inspirer « de nombreuses organisations sportives en Belgique, mais aussi à l’international » et les pousser « à réfléchir à la manière de rapprocher davantage les athlètes, les sports et les disciplines olympiques et paralympiques ».

