Candidatures

La Grande-Bretagne en appétit pour les Jeux olympiques et paralympiques 2040

— Publié le 25 mai 2026

Il faudra encore compter sur la Grande-Bretagne dans les années à venir. Le gouvernement britannique a envoyé un message clair. « Le sport rassemble notre pays comme rien d’autre – et cela n’a jamais été aussi vrai que lorsque nous accueillons les plus grands événements mondiaux », a récemment déclaré la ministre de la Culture, Lisa Nandy.

« De Londres 2012 à la Coupe du monde féminine de rugby qui a battu tous les records et que nous avons accueillie l’été dernier, nous avons prouvé à maintes reprises que nous étions des hôtes exceptionnels, souligne-t-elle. Ce gouvernement est déterminé et ambitieux. Nous voulons continuer à attirer les événements sportifs les plus prestigieux afin que les habitants de tout le pays puissent profiter de l’ensemble des retombées économiques et sociales qu’ils apportent pour les générations à venir, tout en montrant le meilleur de la Grande-Bretagne au monde entier. »

Londres ou le Nord ?

Le ministère de la Culture et du Sport précise que des analyses préliminaires seront menées afin de « déterminer si le Royaume-Uni pourrait accueillir les Jeux pour la première fois depuis Londres 2012 », en ciblant « des facteurs clés tels que les coûts potentiels, les retombées socio-économiques et les chances de réussite ». Le gouvernement britannique a aussi confirmé qu’il avait engagé « des discussions concernant le soutien à d’éventuelles candidatures ». À ce stade, deux options se distinguent. La première ne surprendra personne : Londres, qui pourrait devenir la première ville à accueillir quatre fois les Jeux.

Le maire Sadiq Khan s’y est montré favorable au printemps dernier. « Si 2040 a du sens pour Londres, c’est parce que nous pourrions le faire d’une manière brillante et très économique. Des Jeux olympiques à Londres ne coûteraient pas une fortune, mais les bénéfices seraient énormes », confiait-il au Times. L’élu souhaiterait « utiliser les atouts dont nous disposons déjà, à savoir le centre aquatique, le stade, le vélodrome », héritage direct des Jeux 2012. Londres cocherait toutes les cases : les infrastructures sont là, le savoir-faire aussi.

Mais le reste du pays ne compte pas s’incliner si facilement. Le maire de Manchester, Andy Burnham, a plaidé pour « une approche nationale équilibrée ». Steve Rotheram, maire de Liverpool, l’a soutenu en affirmant qu’organiser les Jeux dans le nord du pays représenterait « une occasion unique de rapprocher les Jeux olympiques des communautés locales qui ont trop souvent eu le sentiment d’être laissées de côté dans l’histoire nationale ». Le Pays de Galles s’est également positionné pour « une candidature du Grand Nord, s’étendant de Holyhead jusqu’à Hull ». Cela ferait sens si l’on reprend les propos de Lisa Nandy, qui veut « que les habitants de tout le pays puissent profiter de l’ensemble des retombées économiques et sociales » des grands événements. Pas de candidature officielle à ce stade, mais le dossier est sur la table. Ce qui constitue déjà un premier pas.