— Publié le 2 novembre 2016

Tokyo 2020 envoie valser l’héritage olympique

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Le vent tourne à Tokyo, mais pas toujours dans le sens escompté. Un nouvel épisode de la série du moment, consacrée aux sites des Jeux de 2020, a été écrit mardi 1er novembre. Son scénario ne manque pas d’imprévu. En tête d’affiche, Yuriko Koike. La gouverneure de la capitale japonaise a présidé dans ses locaux une énième réunion dédiée aux coûts des Jeux, dont les conclusions ne devraient pas faire les affaires de la Fédération internationale d’aviron (FISA).

Après avoir lu et relu le rapport du groupe de travail chargé de revoir la carte des sites, Yuriko Koike et son groupe d’experts en sont arrivés à la conclusion qu’il n’existait plus que deux options pour le site d’aviron et de canoë-kayak course en ligne. L’une comme l’autre se révèlent assez éloignées du projet initial proposé dans le dossier de candidature.

La première, considérée comme la pire par la FISA et le CIO, consisterait à organiser les épreuves olympiques en 2020 sur le complexe déjà existant de Naganuma, dans la préfecture de Miyagi, à plus de 400 km au nord-est de Tokyo. La veille de la réunion, cette piste semblait coupée et l’idée enterrée. Mais elle a refait surface mardi 1er novembre. Selon les études menées par le groupe de travail, il en coûterait 30 milliards de yens, soit environ 260 millions d’euros, pour mettre ce site de compétition aux standards olympiques.

La deuxième option, plus en accord avec les attentes de la FISA, reviendrait à construire un complexe d’aviron et de canoë-kayak à Sea Forrest, dans la baie de Tokyo, le site proposé au moment de la candidature. Mais les installations seraient seulement temporaires. Au diable l’héritage olympique, le complexe ne vivrait que le temps des Jeux. Sur le papier, l’option 2 présente un meilleur visage. Seul ennui: son coût. Selon les sources, il serait estimé entre 30 et 45 milliards de yens (260 à 390 millions d’euros). Un peu plus cher, donc.

Un même scénario minimaliste est proposé pour deux autres sports, la natation et le volley-ball. Dans le premier cas, les Japonais envisagent de réduire la capacité du complexe aquatique. Initialement prévu pour 20 000 spectateurs, il serait revu à la baisse et pourrait contenir seulement 15 000 places. Quant au volley-ball, dont la salle de compétition devait être construite à Koto Ward, non loin du village des athlètes, il pourrait être délocalisé à Yokohama.

Dans tous les cas, les décisions définitives sont annoncées pour les prochaines semaines. Les organisateurs des Jeux de 2020 rencontrent actuellement des représentants du CIO, de la métropole tokyoïte et du gouvernement japonais pour plancher sur les coûts. « Nous devrons avoir tranché toutes ces questions au plus tard à la fin du mois de novembre, a expliqué Yuriko Koike mardi 1er novembre. Il n’est pas question de prendre du retard. »