Dix-sept ans après Hyderabad, l’Inde a de nouveau accueilli les Championnats du monde de badminton, à New Delhi, la semaine passée. Un événement majeur en pleine campagne pour l’obtention des Jeux olympiques et paralympiques 2036. Le pays hôte peut se réjouir : il a fait forte impression à la Fédération mondiale de badminton.
La présidente de la BWF, Khunying Patama Leeswadtrakul, était dithyrambique au moment de faire le bilan. « Du jour de l’ouverture jusqu’à la finale, la compétition a répondu aux normes internationales les plus élevées. Les joueurs et les officiels des équipes ont fait l’éloge de nos courts, de nos conditions d’accueil et de tout ce qui les entourait. C’est ce qui compte plus que tout, affirme-t-elle. En dehors des courts, les familles ont trouvé ici un cadre rassurant, et les enfants ont découvert un sport qu’ils aimeront peut-être toute leur vie. On juge un hôte à ceux auxquels il pense, et cet hôte a pensé à tout le monde. »
Elle a salué le rôle de l’Association indienne de badminton, du gouvernement et du ministère de la Jeunesse et des Sports, des bénévoles et des sponsors dans la réussite de cette édition. « Je suis fier d’un pays qui a ouvert son cœur au monde entier, poursuit la dirigeante. Mais au-delà des médailles et des matchs, ce sont les enfants dont je me souviendrai le plus. Beaucoup d’entre eux sont venus voir les meilleurs joueurs du monde. Certains tenaient une raquette pour la première fois. L’un ou l’autre reviendra peut-être un jour pour remporter sa propre médaille. C’est ce qu’un grand organisateur laisse derrière lui. Pas seulement un tournoi, mais un nouveau départ. » Une belle ligne à ajouter au CV de l’Inde.

