Les compétitions mixtes prennent de plus en plus de place au sein du Mouvement olympique. Le programme des Jeux olympiques d’hiver 2030, validé en juillet, en est la preuve : le CIO a intégré le relais mixte simple en biathlon, le ski cross par équipes mixtes ainsi que le snowboard parallèle par équipes mixtes. Dans ce contexte, la Fédération internationale d’haltérophilie vient de poser les fondations d’un nouveau format de compétition : l’épreuve par équipes mixtes 2×2.
Une épreuve rythmée et « très intéressante sur le plan stratégique »
Comme un symbole, c’est la capitale olympique, Lausanne, qui a accueilli la première compétition dédiée. Huit équipes, chacune composée d’un homme et d’une femme, y ont participé : deux suisses, deux allemandes, deux françaises, une roumaine et une équipe de réfugiés. Au bout des huit matchs du tournoi, c’est l’équipe des réfugiés qui a remporté la victoire. Chaque match comprenait trois essais d’arraché et trois essais d’épaulé-jeté pour chaque équipe. Chaque performance était convertie en points selon le poids de l’athlète et la charge soulevée.
Le président de l’IWF Mohammed Jalood était présent pour ce moment d’histoire, tout comme le secrétaire général José Quiñones, plusieurs membres du comité exécutif de l’IWF, mais aussi le directeur des sports du CIO, Pierre Ducrey. Mohammed Jalood a rappelé la détermination de sa fédération à « innover et explorer de nouvelles façons de présenter l’haltérophilie aux athlètes, aux supporters et à la communauté sportive au sens large ». Ce test a été jugé prometteur.
« Les réactions des athlètes et des entraîneurs ont été extrêmement enthousiastes. Le nouveau format a été qualifié de passionnant, d’innovant et de très intéressant sur le plan stratégique, tandis que la rapidité des rencontres a créé un rythme soutenu et une dynamique qui ont fait passer la compétition d’un moment palpitant à un autre. Et, contrairement à une compétition individuelle, les athlètes ne se battaient pas uniquement pour eux-mêmes. Leurs performances avaient une incidence directe sur le sort de leur coéquipier — et de toute leur équipe », souligne l’IWF sur son site.
La présence de Pierre Ducrey a envoyé un signal. D’autant que le représentant du CIO s’est montré réceptif face à cette initiative. Il a souligné que l’IWF allait « dans la bonne direction en proposant une épreuve mixte ». L’initiative pourrait inspirer d’autres fédérations internationales puisque la présidente de l’ITTF, Petra Sörling, était elle aussi à Lausanne pour assister à cette première.

